Laurence Robert-Dehault Dans ma circonscription, la ville de Saint-Dizier était l'un des phares économiques et industriels de la région du Grand Est. Aujourd'hui, les fonderies Hachette et Driout, fleuron historique du territoire, comptant près de 250 salariés, forts de savoir-faire uniques en France dans la fonderie de précision, activité indispensable à notre souveraineté énergétique, sont menacées de disparaître.
Il y a un an, les fonderies ont été rachetées par la holding ACI Group, pour 200 000 euros – autrement dit : une bouchée de pain –, montant assorti d'une obligation d'investissement de 3,5 millions, qui ne sont jamais arrivés. ACI n'en était pourtant pas à son coup d'essai : en 2021, elle avait empoché 4 millions pour reprendre Reims Aerospace, avant de la liquider trois ans plus tard.
Au-delà de ces conditions de rachat douteuses, la politique anti-industrielle menée par Emmanuel Macron n'est pas étrangère au désastre industriel que nous vivons. Les chiffres de 2024 et de 2025 nous disent la vérité : les fermetures d'usines s'accélèrent, tout comme les destructions d'emplois industriels. Les promesses étaient belles. La réalité ne ment pas.
Pour sauver Hachette et Driout, des solutions existent. Le carnet de commandes n'attend que d'être honoré, seule la trésorerie manque.
Monsieur le ministre de l'économie, nous avons assez entendu les promesses du président sur le réarmement industriel. Foin de slogans, je vous apporte une solution chiffrée et immédiate : un prêt d'environ 5 millions suffirait à relancer l'entreprise. Ma question est simple : l'État sera-t-il, oui ou non, au rendez-vous pour sauver Hachette et Driout et ses 250 salariés ?