Jean Terlier Monsieur le ministre des transports, ma question concerne le devenir de la ligne aérienne Castres-Paris et de l'aéroport de Castres-Mazamet.
Je vous remercie, ainsi que le gouvernement, car vous avez toujours œuvré pour le développement du sud du Tarn et l'arrivée de l'autoroute Castres-Toulouse.
En octobre 2026, après trente ans de combat, grâce à notre action collective – celle des élus locaux et des forces vives de ce département –, la ville de Castres sera enfin désenclavée avec la mise en circulation de l'A69.
Le désenclavement de Castres passe également par le soutien de l'État à la ligne aérienne Castres-Paris, à travers les lignes d'aménagement du territoire, dispositif qui permet de financer des aéroports comme ceux de Rodez, Brive, Aurillac ou Castres.
Or la délégation de service public permettant l'exploitation de cette ligne arrivera à son terme dans trois mois. Comme souvent, les autres financeurs – département, région, communauté d'agglomération – attendent l'engagement de l'État avant de confirmer leur propre participation.
L'attractivité et le désenclavement de la ville de Castres dépendent aussi du maintien de cette liaison aérienne avec Paris. Le devenir de cette ligne conditionne également celui de son aéroport, qui constitue un outil stratégique de défense pour notre pays, en lien avec le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres.
Madame la ministre des armées le sait, des avions militaires comme l'A400M se posent à Castres et permettent le déploiement de ce régiment d'excellence qu'est le 8e RPIMa.
Le renouvellement du contrat d'exploitation de cette liaison aérienne, au mois de mai, est donc vital pour la ville de Castres. Je connais votre attachement au développement économique des territoires ruraux et ma question est simple : quel est l'avenir de la ligne aérienne Castres-Paris ?