Laurent MarcangeliDepuis plusieurs jours, nos compatriotes voient les événements qui se produisent dans les lycées de notre pays et leurs abords avec colère et tristesse mais aussi, parfois, avec une certaine impuissance, qui nous touche tous au plus profond de nous-mêmes. Oui, le dialogue doit s'établir. Oui, les lycéens ont le droit de réclamer davantage de moyens et une meilleure organisation de leurs travaux, mais jamais rien ne justifiera un tel déferlement de violence.
Il ne s'agit plus d'un problème d'organisation de la vie au lycée, mais d'un problème d'ordre public. Le groupe que je préside demande avant tout le retour de l'ordre pour permettre à cette mission de service public de s'exercer dans les meilleures conditions. On assiste en effet à une véritable casse d'un service public.
Je veux avoir une pensée, car personne ne pense à eux, pour les personnels de l'éducation nationale qui subissent de plein fouet ces événements, pour nos forces de l'ordre, pour celles et ceux qui sont victimes de ces violences , pour nos compatriotes qui voient l'argent public – leur argent – partir en fumée. Disons-le clairement : ceux qui cassent devront payer !
Monsieur le premier ministre, j'ai plusieurs questions.
Quel est le bilan humain, car il y a eu des blessés, dans les services publics comme chez les élèves ?
Quel est le bilan des dégâts matériels, car il faudra chercher de l'argent – et c'est de l'argent des Français que l'on parle – pour réparer ?
Je souhaite vous interroger enfin sur le bilan politique. La semaine dernière, vous avez laissé entendre qu'un parti politique était peut-être derrière le noyautage et la manipulation de notre jeunesse. La représentation nationale veut savoir de quoi il s'agit.