Laurent Nuñez, ministre. …tout en rappelant l'exigence de proportionnalité.
Par ailleurs, le garde des sceaux a adressé une circulaire au parquet : dès lors qu'un individu pourra être identifié, il verra sa responsabilité civile engagée et devra payer pour les dommages qu'il a causés. En outre, le Sénat examinera à partir du 27 octobre un projet de loi qui renforce le dispositif casseurs-payeurs. Il contient une disposition inédite dans notre droit mais importante : quand il y aura des attroupements accompagnés de violences, la responsabilité collective de ceux qui participent à ces attroupements pourra être engagée, dans la limite de 10 000 euros par personne. Il y aura évidemment des garde-fous, il faudra que l'individu en question sache que des dégradations sont commises et qu'il ait délibérément ignoré les sommations de dispersion. Dans ce contexte, la responsabilité de l'État est engagée : on parle d'une responsabilité sans faute.