Marc PenaAvant toute chose, j'ai une pensée émue pour le principal et la professeure du collège Lakanal d'Aubagne – mes collègues –, blessés par balle hier, ainsi que pour l'ensemble de la communauté éducative, profondément éprouvée par ce drame dont le parquet national antiterroriste s'est saisi. Rien ne saurait justifier une telle violence dans notre État de droit.
C'est justement mon propos, monsieur le ministre de l'intérieur. La semaine dernière, en commission des lois, vous avez botté en touche au sujet des conditions d'organisation des gardes à vue des jeunes interpellés et m'avez renvoyé au terrain.
Je vous ai pris au mot et me suis rendu au commissariat d'Aix-en-Provence, où les interpellations, souvent injustifiées, sont nombreuses.