Valérie LétardAu nom de mon groupe et en mon nom propre, je veux d'abord envoyer un message de solidarité aux trop nombreuses femmes qui ont souffert ou souffrent encore d'un cancer du sein.
Monsieur le ministre du logement, depuis 2017, l'État, aux côtés des collectivités et des bailleurs sociaux, soutient un programme exceptionnel et essentiel pour le renouveau du bassin minier. Un triste sigle, qui n'est pas à la hauteur de ses ambitions, le désigne : ERBM.
Le bassin minier, ce sont d'abord des territoires marqués par le travail des hommes du Nord et du Pas-de-Calais, qui n'ont ni compté leur temps, ni ménagé leur santé pour permettre à la France d'accéder à une énergie indispensable, à l'époque, à son développement.
Dans ce territoire atypique et jusqu'au lancement de ce programme, les cités minières étaient très dégradées – pour ne pas dire indignes – et avaient été oubliées par nos politiques publiques, telles que l'Anru 2. C'est pour remédier à la situation et transformer concrètement le quotidien des habitants que le premier ministre Bernard Cazeneuve a lancé l'idée de l'ERBM, que le président Macron a ensuite concrétisée avec l'aide de ses gouvernements successifs. Quelque 18 000 logements très énergivores ont d'ores et déjà été rénovés et des espaces publics réaménagés. Toutefois, il reste une dernière marche pour atteindre les 23 000 logements réhabilités, l'objectif fixé dans le contrat qui lie l'État et le bassin minier jusqu'à fin 2027.
Ma question est donc très simple. Monsieur le ministre, pouvez-vous confirmer que les 12 millions d'euros de crédits logement Palulos et les 21 millions de crédits d'aménagement sont bien prévus, en autorisations d'engagement, dans le budget pour 2027 ? Ils sont nécessaires pour que l'État tienne sa parole jusqu'au bout, et alors que nous attendons l'indispensable Anru 3 qui intégrerait enfin les cités minières.