Olivier FayssatHier, un élève de 14 ans est entré dans le collège Lakanal, à Aubagne, avec un fusil de chasse. Il a tiré à quatre reprises, blessant le principal et une professeure. Une fois de plus, la violence a frappé celles et ceux qui ne demandent qu'à enseigner et qui s'engagent chaque jour, malgré les difficultés, au service de la jeunesse de France.
Je tiens à exprimer, au nom du groupe UDR, notre entier soutien aux victimes ainsi qu'à l'ensemble de la communauté éducative, abandonnée depuis plusieurs semaines à toutes les violences.
En ce jour particulier, qui est aussi l'anniversaire de l'assassinat du professeur Dominique Bernard, pour qui nous avons évidemment une pensée émue, je ne vous mettrai pas en cause plus que de raison, monsieur le ministre de l'intérieur. Je vous épargnerai une tirade lyrique sur votre responsabilité personnelle dans chaque événement dramatique. À l'impossible nul n'est tenu, et je ne vous ferai donc pas un bien mauvais procès, selon les termes que vous auriez sans doute utilisé dans votre réponse.
En revanche, au-delà de la question de la santé mentale des jeunes, qui devait constituer une cause prioritaire pour votre gouvernement, mais qui n'a malheureusement donné lieu qu'à très peu d'actions concrètes, au-delà de l'installation de portiques de sécurité dans les écoles, qu'il faudrait accélérer, et au-delà de la suppression de Parcoursup, demandée depuis longtemps par les lycéens et par Éric Ciotti, nous nous inquiétons de constater que vous ne parvenez visiblement pas à stopper la violence d'extrême gauche, qui a confisqué les revendications des lycéens et cible de plus en plus brutalement les personnels éducatifs.
Cette semaine s'annonce dans la continuité des précédentes. Comptez-vous laisser les mélenchonistes continuer de mettre le pays à feu et à sang, ou avez-vous prévu de restaurer l'ordre ? Si oui, quand et comment ?