Naïma Moutchou, ministre des outre-mer. Après avoir présenté, en Guyane, à vos côtés, au nom du président de la République et du gouvernement, nos condoléances à la famille et aux proches du président Gabriel Serville, je m'associe, avec M. le premier ministre, à l'hommage qui lui a été rendu ici.
J'en viens aux deux sujets que vous avez évoqués. Le premier concerne la jeunesse et la mobilisation des lycéens : je veux dire aux jeunes Guyanais que nous avons entendu leurs revendications et que M. le ministre de l'éducation nationale et moi-même sommes au travail. La semaine dernière, nous avons réuni les exécutifs régionaux des territoires ultramarins, dont la Guyane, pour voir ce que nous pouvions accélérer, voire débloquer. Nous avons évoqué la rénovation et l'adaptation climatique du bâti scolaire et nous regarderons, territoire par territoire, projet par projet, notamment en Guyane, là où il est possible de mobiliser des financements pour procéder aux rénovations et aux réhabilitations. Je suis bien consciente de la pression démographique particulière qui s'exerce en Guyane – vous l'avez mentionnée – et à Mayotte. Nous poursuivons ce travail avec le rectorat, en lien avec la collectivité territoriale, pour amplifier dans les prochains jours les discussions et la réalisation de ces projets.
Le second sujet est celui du logement. Un premier point important : il n'y a pas de coupe budgétaire ; il n'y aura pas de diminution de la LBU. Les crédits ont été maintenus au niveau de 2026, soit 234 millions d'euros. Conscients des difficultés existantes en matière de logement dans les outre-mer, nous avons fait le choix, contrairement à ce que j'ai entendu, de maintenir l'enveloppe budgétaire.
Deuxième point : il n'y a pas de diminution de cette enveloppe puisque les crédits qui concernaient Mayotte sont désormais inscrits ailleurs. Si nous les avons retirés de la LBU, ils existent toujours, dans un programme propre à Mayotte.
Troisième point : tous les dispositifs de défiscalisation et de crédits d'impôt seront maintenus ; cela représente 350 millions d'euros. Enfin, pour l'année 2026, Vincent Jeanbrun et moi-même reprendrons notre travail pour – je l'espère –, renforcer les financements dans le cadre de la fin de l'exercice 2026.