Matthias RenaultDepuis le début de l'année, les prix du gaz ont augmenté six fois : au mois de mars, au mois de mai, en juillet, le 1er septembre, le 1er octobre, et une nouvelle augmentation est prévue le 1er novembre. En tout, 6,6 % d'augmentation, soit une hausse moyenne de 135 euros par facture par rapport à 2025.
Certes – c'est ce que vous allez me répondre –, il y a le contexte international.
Mais il y a aussi un problème : non seulement vous refusez toute baisse des taxes sur l'énergie – qu'il s'agisse du gaz, du carburant ou de l'électricité –, mais, en plus, vous faites des promesses intenables. Le premier ministre a déclaré mercredi que le prix de l'électricité ne devait pas augmenter cet hiver, mais c'est intenable, parce que les prix de l'électricité sont indexés sur les prix du gaz , à cause de règles européennes défavorables à la France, qui obligent les ménages et les entreprises françaises à payer pour les mauvais choix énergétiques de nos voisins.
C'est une promesse intenable parce que vous refusez d'utiliser certains leviers – que ce soit la fiscalité ou la sortie des règles européennes de l'électricité – et que nous n'avons plus les moyens d'instituer un bouclier tarifaire, c'est-à-dire de subventionner les factures d'électricité.
Dans ce cadre, j'ai deux questions à poser. La première est ouverte : quels leviers comptez-vous actionner pour tenir cette promesse intenable ?
Deuxièmement, je rappelle que, par le passé, il est arrivé qu'une proposition de hausse des tarifs émanant de la Commission de régulation de l'énergie, après avoir été refusée dans un premier temps, soit ensuite appliquée, à titre rétroactif, après une élection présidentielle. Ma question, à laquelle vous ne pouvez répondre que par oui ou par non, est la suivante : comptez-vous utiliser cette technique ?