Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur. Je puis tout de suite vous rassurer : la main de l'État, celle du ministre de l'intérieur et celles des forces de sécurité intérieure, ne tremble pas. Chaque fois qu'il y a des exactions et des violences, il y a des interventions.
Vous avez raison de dénoncer une partie de la classe politique, une grande partie de l'ultragauche, qui contribue très largement à la commission des exactions auxquelles nous assistons , dont, notamment, l'intrusion que vous avez citée dans l'université de Nantes. Celle-ci a entraîné des dégâts très importants et le saccage de certains bureaux syndicaux et de bureaux de professeurs. Dès que nous avons été requis, nous sommes intervenus – il faut en effet être requis pour intervenir dans les universités. Comptez sur moi pour le faire systématiquement, n'en déplaise à certains bords politiques.
Ça n'est pas de la contestation, c'est de l'obstruction et de la destruction de l'outil de travail des étudiants. Ainsi, aujourd'hui, des manifestations se sont tenues sur la voie publique à la demande des organisations intersyndicales. Partout où elles ont dégénéré – c'est le cas en ce moment à Paris, où il y a des violences, et c'était le cas à Lyon il y a encore quelques minutes –, l'ultragauche est à la manœuvre !