Anna PicL'Union européenne va-t-elle céder au chantage de Donald Trump ? La semaine dernière, son administration franchissait un nouveau cap dans son offensive contre la Cour pénale internationale en plaçant cette juridiction sur la liste noire du Trésor américain. L'ultimatum adressé au « tribunal voyou » – pour reprendre les mots de Marco Rubio – est sans ambiguïté : « Soit la CPI met fin à ses menaces, soit nous mettrons fin à la CPI ! »
Alors que Poutine frappe toujours plus profondément l'Ukraine et que ses drones font des incursions régulières dans le ciel européen, le président américain lui achète 4 millions de tonnes de gaz et, par une tentative d'ingérence à peine dissimulée, il appelle au remplacement de Volodymyr Zelensky à la tête de l'Ukraine.
Au Brésil, dans une logique néo-impérialiste parfaitement décomplexée, l'élection présidentielle se déroule sous les injonctions des Maga et de leurs bots.
À quelques semaines des élections de mi-mandat, Trump, en difficulté dans les sondages, multiplie pressions et chantages sur nos démocraties. Dans sa volonté d'apparaître aux yeux des Américains comme le faiseur de rois et de paix, le président des États-Unis tente de démanteler l'ordre international construit au sortir de la seconde guerre mondiale et de soumettre les Européens à son bon vouloir, y compris en cherchant à nous obliger à abandonner l'Ukraine.
Notre réponse à ces provocations doit être plus ferme. Plus que jamais, l'Union européenne doit réaffirmer son attachement à ses valeurs fondatrices , son soutien indéfectible à la résistance ukrainienne, comme à la CPI menacée.
Trump, Poutine, Xi Jinping, Netanyahou, Milei : alors que la coalition des autoritaires gagne du terrain,…