Chaque éditeur privé est libre de ses choix dans la conception des manuels et ouvrages scolaires qu'il propose à la vente ; il en est par conséquent aussi responsable. Les enseignants sont eux-mêmes libres et responsables du choix des manuels qui sont utilisés en classe ; ils doivent donc veiller à choisir des ouvrages conformes aux programmes scolaires et aux politiques éducatives liées aux grands enjeux de société. Les corps d'inspection, quant à eux, s'assurent que les enseignants respectent les programmes scolaires. Lors des dialogues avec les éditeurs de manuels scolaires, le ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports (MENJS) insiste sur l'importance que les ouvrages respectent scrupuleusement les programmes en vigueur et les politiques éducatives en lien avec les grands enjeux de société, tel que celui de l'égalité entre les filles et les garçons. En outre, certains programmes, comme les nouveaux programmes d'histoire de lycée, peuvent, par leur contenu, orienter celui des manuels scolaires. Ces programmes mettent en avant des femmes de science comme Émilie du Châtelet ou Marie Curie sous la forme de points de passage et d'ouverture que les professeurs doivent obligatoirement traiter. Ainsi, les manuels sont amenés à développer des contenus consacrés à ces figures. Le MENJS entretient donc un dialogue avec les éditeurs scolaires, tout en respectant la liberté éditoriale. Ce dialogue permet d'aborder la question des programmes, des épreuves d'examen et de la politique éducative, dont l'égalité filles-garçons constitue un axe.