Geneviève Darrieussecq,
Ministère auprès de la ministre des armées, chargé de la mémoire et des anciens combattants •
3 nov. 2020L'article 11 de l'instruction du 5 janvier 2004 relative aux opérations de recensement en vue de l'exécution du service national prévoit, afin d'éviter que des Français ne soient recensés à deux endroits différents, que le maire de la commune de recensement (qui est en principe la commune de résidence), lorsqu'il reçoit la déclaration d'une personne qui n'est pas née dans sa commune, renseigne l'avis de recensement (imprimé n° 106* /03) et l'adresse au maire de la commune de naissance. Pour les jeunes gens nés à l'étranger et recensés en France, le maire n'établit plus d'avis de recensement (imprimé n° 106* /03). Après exploitation de l'avis de recensement (imprimé n° 106* /03) le maire de la commune de naissance renseigne le récépissé et l'adresse en retour à l'expéditeur. Dans le cadre des opérations de recensement, les organismes chargés du service national ont été amenés à procéder à de nombreux rappels aux mairies, notamment concernant la gestion des avis de recensement. Cette procédure a pour objet d'éviter le phénomène des « doublons », c'est-à-dire des jeunes gens dont les données sont transmises à la fois comme « recensés » par leur commune de résidence, et comme « non-recensés » par leur commune de naissance. À partir de l'année 2010, à la suite d'une demande forte des communes très impactées par la gestion des avis de recensement, et notamment de la ville de Paris, la direction du service national et de la jeunesse (DSNJ), a étudié les conditions de l'abandon de cette procédure. Ainsi, depuis 2014, la DSNJ est en mesure de gérer techniquement elle-même l'afflux des deux types de listes (des recensés et des non recensés), non traitées préalablement par les mairies à l'aide des avis de recensement. En reprenant à son compte cette identification des « doublons », la DSNJ allège de manière significative les obligations du maire dans ce domaine. L'abandon de cette obligation pour le maire et l'autorité consulaire a été inscrit dans un projet de décret, portant diverses dispositions relatives au service national universel, dont le Conseil d'État a d'ores et déjà été saisi.