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🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Campagne nationale de vaccination contre le papillomavirus dans les collèges
24 févr. 2026 •
Didier Le Gac
• santé
M. Didier Le Gac attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le déploiement des campagnes annuelles de vaccination contre le papillomavirus dans les collèges. Face au papillomavirus humain, infection sexuellement transmissible très fréquente, à l'origine de nombreux cancers dont le cancer du col de l'utérus chez la femme, la seule protection efficace est la vaccination. C'est pourquoi, depuis la rentrée scolaire 2023-2024, est proposée dans l'ensemble des collèges publics et privé sous contrat et volontaires une campagne de vaccination scolaire visant à protéger les élèves des infections à papillomavirus humain (HPV). L'objectif est d'atteindre 80 % de couverture vaccinale d'ici 2030. Un tel taux permettrait alors une éradication quasi-complète du cancer du col de l'utérus. Ce taux est accessible et, dans les pays qui ont actuellement la meilleure couverture vaccinale (Portugal, Suède et Norvège), c'est la vaccination en milieu scolaire qui a été décisive dans cette réussite. La vaccination scolaire, qui nécessite le consentement des parents d'élèves, présente en outre l'avantage d'être, à ce jour, la seule prise en charge à 100 % par l'assurance maladie, ce qui est un facteur déterminant dans l'accès de tous à la santé. Aujourd'hui, plus de deux ans après le lancement de la première campagne, le taux de couverture vaccinale est de 58,4 % pour les filles et 36,9 % pour les garçons. Si ce résultat est encourageant, on constate que de telles campagnes pourraient être largement optimisées si tous les directeurs de collèges publics ou privés sous contrat autorisaient l'accueil des équipes mobiles de vaccination. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas et le bon accueil de ces unités est soumise au bon vouloir des chefs d'établissements. Par ailleurs, dans les résultats nationaux, on constate de fortes disparités du taux de vaccination selon les régions voire les départements. Ainsi si le taux de vaccination atteint 74,8 % pour les jeunes filles et 49,5 % pour les jeunes garçons dans le Finistère, il n'est que de 31,7 % chez les jeunes filles de Seine-Saint-Denis et de 16,9 % pour les jeunes garçons du même département. Ces disparités et inégalités territoriales reflètent des différences importances dans le consentement à la vaccination des parents, qui ont des causes multiples. Toutefois, elles peuvent s'expliquer, notamment et en partie, par l'usage d'un formulaire d'autorisation encore assez complexe et dont le taux de retour demeure insatisfaisant. Par ailleurs, la campagne de vaccination scolaire ne figure toujours pas dans la circulaire de rentrée fixant les objectifs et missions de l'ensemble du personnel de l'éducation nationale et publiée au Journal officiel. Or une telle inscription permettrait de légitimer la campagne de vaccination comme une priorité auprès des acteurs de l'ensemble des acteurs de l'éducation nationale et affirmerait l'engagement actif de l'éducation nationale dans le soutien et la réussite des objectifs de santé publique du pays. C'est pourquoi, au regard du bénéfice que représente pour toute la population une telle campagne de vaccination, il lui demande ce que le Gouvernement entend faire en direction des parents d'élèves pour mieux les informer sur la vaccination contre le papillomavirus et pour leur fournir un formulaire d'autorisation simple à compléter. Il lui demande également comment le Gouvernement entend mieux associer le personnel de l'éducation nationale à la campagne nationale de vaccination en inscrivant celle-ci dans la circulaire de rentrée dès 2026 et en incitant plus activement les directeurs de collèges à accueillir les équipes de vaccination au sein des établissements dont ils ont la charge.
↕️Tri
💡 • 27 oct. 2026 •
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale • 📌Épinglé
La santé des élèves est une priorité du ministère de l'éducation nationale, comme l'ont réaffirmé les assises de la santé scolaire de 2025. La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) en milieu scolaire est l'un des leviers les plus efficaces pour améliorer la couverture vaccinale. Déployée dans les collèges pour la troisième année consécutive en 2025-2026, la campagne est menée avec le ministère chargé de la santé. L'éducation nationale met des locaux à disposition et informe les élèves, les familles et la communauté éducative, notamment par l'intermédiaire des infirmiers et des professeurs. La campagne est améliorée chaque année. Elle s'appuie sur des équipes mobiles placées sous l'autorité des ARS, avec la présence systématique d'un médecin ou d'une sage-femme depuis la rentrée 2025. Les infirmiers de l'éducation nationale en assurent la coordination dans les établissements. Une enquête de la DGESCO menée en 2025 auprès de 4 456 collèges indique que 93 % d'entre eux entretiennent de bonnes ou très bonnes relations avec les équipes de vaccination. Selon l'étude Vaccicol de Santé publique France (2023), les parents sont largement satisfaits de l'information reçue. La couverture a progressé dans toutes les catégories sociales, surtout dans les régions où elle était la plus faible, sans accentuer les inégalités existantes. Parmi les parents ayant refusé la vaccination au collège, la moitié s'opposait à la vaccination elle-même et l'autre moitié seulement à sa réalisation en milieu scolaire. En 2024-2025, 13 % des vaccinations des enfants nés en 2012 ont été réalisées au collège, soit une progression d'environ 15 points de la couverture vaccinale. L'information des familles repose sur des outils de l'Institut national du cancer, des séances collectives en classe destinées notamment à lutter contre les fausses informations, et les visites de dépistage de la douzième année. Elle favorise aussi la vaccination en ville. Le formulaire d'autorisation parentale est dématérialisé depuis 2024-2025, avec des versions papier si nécessaire. Il a été simplifié pour la campagne 2026-2027. Depuis la rentrée 2025, les séances ont lieu de janvier à juin, après un trimestre consacré à l'information, et les deux doses sont réparties sur deux années scolaires. La vaccination contre les méningocoques ACWY a été ajoutée en 2025-2026, et ses effets sur la vaccination HPV seront évalués. Enfin, sans reprendre toutes les instructions interministérielles, la circulaire de rentrée inscrit cette campagne parmi les priorités adressées aux chefs d'établissement pour 2026. Le ministère reste pleinement engagé pour l'efficacité de ce dispositif.
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