La procédure de dépôt d'une demande d'autorisation d'instruction dans la famille au titre de l'état de santé ou du handicap d'un enfant (motif 1) est encadrée par les dispositions des articles R. 131-11-1 et R. 131-11-2 du code de l'éducation. Afin d'accompagner les familles dans leur démarche, la procédure de demande d'autorisation d'instruction dans la famille et l'ensemble des éléments constitutifs du dossier sont explicités dans la notice du formulaire Cerfa n° 16212. Ainsi, en complément du formulaire Cerfa dûment complété et des documents communs à toute demande, il s'agit également de fournir les documents justifiant de l'état de santé ou de la situation de handicap de l'enfant, notamment un certificat médical de moins d'un an sous pli fermé attestant de la pathologie de l'enfant. Le directeur académique des services de l'éducation nationale transmet le certificat médical sous pli fermé au médecin de l'éducation nationale afin qu'il rende un avis sur la demande d'autorisation en fonction des pièces produites par la famille. Il prend en compte, pour rendre son avis, les éléments décrits dans le certificat médical, à savoir la pathologie ou le handicap de l'enfant, ses conséquences sur sa santé, sa situation quotidienne ou encore les symptômes de l'enfant. Il peut demander des pièces complémentaires dans le cas où le certificat médical ne précise pas suffisamment la pathologie et les différents symptômes affectant l'enfant. Elles ne sont pas obligatoires mais recommandées dans la mesure où elles aident le médecin de l'éducation nationale à mieux cerner les besoins de l'enfant en lien avec ses problèmes de santé ou sa situation de handicap. Enfin, l'article L. 131-5 du code de l'éducation précise également que l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation peut convoquer l'enfant, ses responsables et, le cas échéant, les personnes chargées d'instruire l'enfant à un entretien afin d'apprécier la situation de l'enfant et de sa famille, et de vérifier leur capacité à assurer l'instruction en famille. Il appartient alors à l'administration d'autoriser l'instruction de l'enfant dans la famille lorsqu'il est établi que son état de santé ou sa situation de handicap rend impossible sa scolarisation dans un établissement d'enseignement public ou privé ou lorsque l'instruction dans sa famille est, en raison de cet état de santé ou de ce handicap, la plus conforme à son intérêt (décision du Conseil d'État du 13 décembre 2022).