Lors du premier comité d'alerte de 2026 qui s'est tenu en avril, le coût de la guerre en Iran pour l'État avait été estimé à 6 milliards d'euros, incluant 3,6 milliards d'euros au titre de la charge de la dette, le coût budgétaire des aides annoncées pour accompagner les secteurs professionnels et les Français les plus touchés par la crise, dont le coût prévisionnel s'élevait à date du 21 avril à 150 millions d'euros, et le coût de l'intensification de l'engagement des forces armées, qui avait été évalué à environ 1 milliard d'euros. Pour compenser ces risques budgétaires liés à la crise, le Gouvernement a mis en œuvre une réduction des dépenses publiques en déployant 6 milliards d'euros de mesures de précaution : 4 milliards d'euros de dépenses ont été retenus sur l'État et ses opérateurs par deux décrets du 11 juin et 2 milliards d'euros sur la sphère sociale à travers le gel des allègements généraux de cotisations sociales des entreprises par décret du 12 juin. Les mesures de réduction de la dépense publique ont également concerné, dans une moindre mesure, les collectivités territoriales, à travers une diminution de certains programmes et notamment des autorisations d'engagement de la dotation de soutien à l'investissement des départements (DSID). Le choix a été fait de diminuer cette dotation car les départements ont bénéficié par ailleurs d'une augmentation importante du fonds de sauvegarde des départements à hauteur de 600 M€, soit environ trois fois le montant initial de la DSID. Le Gouvernement a conscience que ces régulations budgétaires, bien que nécessaires, interviennent durant les périodes d'appels à projets. Elles sont cependant à comparer avec le montant total des transferts de l'État aux collectivités territoriales (157 Md€ en loi de finances initiale pour 2026). Le soutien à l'investissement local reste important et d'autres dotations contribuent également au soutien à la ruralité et à la transition écologique, à l'instar de la dotation aménités rurales, portée à 110 M€ depuis la loi de finances pour 2025.