L'apprentissage de la natation et l'acquisition du savoir-nager en sécurité constituent des priorités de la politique menée par le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative, au regard notamment de leur rôle dans la prévention des noyades. Leur accès doit pouvoir être favorisé sur l'ensemble du territoire, y compris dans les territoires confrontés à des difficultés d'accès aux équipements ou à l'encadrement. À cette fin, le ministère agit, en lien avec le ministère de l'éducation nationale, l'Agence nationale du sport (ANS), les collectivités territoriales et les acteurs de la filière aquatique, sur les différents leviers permettant de développer l'offre d'apprentissage. S'agissant des équipements aquatiques, l'État intervient principalement par l'intermédiaire de l'ANS pour accompagner les collectivités dans la création, la rénovation et la modernisation des équipements sportifs. Le plan « 5 000 équipements – Génération 2024 », doté de 300 millions d'euros, comprenait un volet de 500 équipements structurants donnant notamment la priorité à la construction et à la rénovation des piscines. Les crédits sont orientés en priorité vers les territoires carencés afin de réduire les disparités territoriales d'accès aux équipements. Les projets peuvent également s'appuyer sur des solutions adaptées aux territoires dépourvus de bassins, notamment les bassins mobiles. Cette politique d'investissement est complétée par le soutien aux actions d'apprentissage. Dans le cadre de la stratégie nationale « Savoir-nager », les dispositifs « Aisance aquatique » et « J'apprends à nager » permettent de proposer des apprentissages en ciblant prioritairement les publics et territoires qui rencontrent les plus grandes difficultés d'accès à la pratique. En 2024-2025, plus de 300 000 enfants ont ainsi bénéficié des dispositifs « Aisance aquatique » et « Savoir-nager ». S'agissant des maîtres-nageurs sauveteurs (MNS), le ministère considère les tensions de recrutement dans cette filière comme un enjeu majeur de sécurité publique. Les États généraux de l'encadrement et de la surveillance dans la filière aquatique, organisés en 2023, ont permis d'engager un travail durable avec les acteurs concernés, suivi depuis lors par un comité dédié. Le ministère agit notamment sur l'accès aux formations et l'évolution des certifications, sur la formation par l'apprentissage et la formation continue, ainsi que sur les possibilités de reconversion. Il travaille également avec le Centre national de la fonction publique territoriale afin de faciliter l'accès des MNS aux emplois territoriaux et avec le ministère de l'intérieur sur les conditions d'accès aux concours correspondants. Ces actions visent à renforcer le vivier de professionnels et à favoriser leur maintien dans l'emploi. S'agissant enfin de l'effectivité du savoir-nager avant l'entrée au collège, celle-ci repose sur un parcours national qui débute dès l'école maternelle avec l'aisance aquatique et se poursuit à l'école élémentaire avec l'acquisition du savoir-nager en sécurité. L'objectif est que les élèves maîtrisent les compétences attendues au cours du cycle 3. Pour ceux qui ne les ont pas acquises, des actions spécifiques doivent permettre de poursuivre les apprentissages, notamment au collège. Le déploiement est suivi dans les territoires et s'appuie, lorsque l'offre locale est insuffisante, sur la mutualisation des équipements, le recours à des bassins mobiles et, lorsque les conditions de sécurité le permettent, à certains plans d'eau adaptés. La formation initiale et continue des enseignants contribue également à la qualité de cet enseignement. Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative contribue à cette ambition par ses dispositifs de financement des équipements et des actions d'apprentissage, en complément de l'action du ministère de l'éducation nationale et des collectivités territoriales. L'objectif est ainsi de réduire les effets des disparités territoriales et sociales, et de permettre à chaque enfant d'acquérir, au cours de sa scolarité et prioritairement avant la fin du cycle 3, les compétences nécessaires pour évoluer en sécurité dans l'eau.