Le ministère de la Justice s'attache à protéger les droits des victimes, renforcés au fil des réformes législatives successives et veille à leur dédier des textes spécifiques, tels que la loi du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales. L'attention qui doit être portée aux victimes est en outre rappelée par de nombreuses circulaires. La circulaire de politique pénale du garde des Sceaux du 20 septembre 2022 appelle à ce que ce sujet majeur fasse l'objet de véritables politiques de juridiction, s'appuyant notamment sur la diffusion, le 21 avril 2022, d'un référentiel visant à renforcer la qualité de l'accueil et de l'accompagnement des victimes en juridiction. La circulaire du 20 septembre 2022 exige de porter une attention toute particulière à l'information relayée aux victimes sur les suites données à leurs plaintes, ou sur le parcours de peine des auteurs. La circulaire du 13 octobre 2025 relative à l'accueil et à l'amélioration de la prise en charge des victimes d'infractions pénales vise à renforcer la prise en compte des victimes dans le processus judiciaire et préconise l'établissement, pour chaque juridiction, d'un document opérationnel relatif à l'accueil et à l'accompagnement des victimes. Elle rappelle la nécessité de veiller à leur bonne information à tous les stades de la procédure y compris pendant l'information judiciaire, le magistrat instructeur doit veiller à tenir la partie civile informée de l'avancée du dossier sans qu'elle ait besoin d'en faire expressément la demande. S'agissant de la transmission par voie électronique aux parties, la loi n° 2015-177 du 16 février 2015 relative à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures a instauré au sein de l'article 803-1 du code de procédure pénale la possibilité pour les justiciables d'être convoqués ou de recevoir des avis ou des documents par courriels ou SMS, à condition d'y avoir consenti préalablement. La loi précise, cependant, que lorsque sont adressés des documents, le procédé technique d'envoi doit permettre de garantir la fiabilité de l'identification des parties à la communication électronique, ainsi que la sécurité et la confidentialité des échanges et la conservation des transmissions opérées. Par ailleurs, des développements sont en cours pour la mise en place d'un nouveau service, intitulé « Mon espace justice », lequel vient remplacer le portail du justiciable. Dans un premier temps, il permettra à tout justiciable (personne physique seulement), qui a consenti à la communication électronique pénale, d'être notifié électroniquement du classement ou de la transmission à la juridiction de sa procédure. Son champ d'application sera étendu dans les mois à venir et pourra concerner les actes relatifs aux parties civiles.