Depuis une vingtaine d'années, la prise en compte des contraintes et besoins des aidants a été progressivement renforcée jusqu'à la création d'un congé dédié. Le congé de proche aidant permet ainsi à un salarié de suspendre son activité professionnelle pendant plusieurs mois pour s'occuper d'un parent ou d'un proche gravement malade ou handicapé. À l'issue de ce congé, le salarié a la garantie de retrouver son poste précédent ou un emploi similaire, ainsi qu'une rémunération au moins équivalente. Le congé de proche aidant « total » n'est pas rémunéré, sauf usage ou accord collectif plus avantageux. Le congé de proche aidant peut également être pris à temps partiel. Dans ce cas, durant la période de travail à temps partiel, le salarié reçoit la rémunération proportionnelle au temps de travail effectué. Pour mieux soutenir les aidants et compenser partiellement la perte de revenus des personnes qui interrompent ou réduisent leur activité professionnelle, une Allocation journalière du proche aidant (AJPA) a été instituée. À l'instar des autres congés liés à l'articulation vie familiale-vie professionnelle, ce congé ne peut être cumulé avec d'autres congés, notamment le congé pour décès. Le principe est, en matière de congés pour événements familiaux, que les besoins ou obligations justifiant l'octroi d'un congé spécial surviennent lors d'une période de travail. En revanche, en cas de décès de la personne aidée, l'allocation continue d'être versée pour les jours d'interruption d'activité pris au cours du mois, dans la limite du mois civil du décès et du nombre maximum de vingt-deux jours (CSS, art. D. 168-17). Le bénéficiaire d'un congé de proche aidant qui met fin de façon anticipée au congé ou y renonce en cas de décès de la personne aidée peut toutefois demander la cessation du versement de l'allocation à compter du jour suivant le décès. Le compte épargne temps peut également être mobilisé par le salarié aidant : les droits épargnés sur le compte peuvent être utilisés par le salarié pour compenser en tout ou partie une période de congé ou un passage à temps partiel. De nombreux dispositifs sont mobilisables en soutien aux salariés aidants sans qu'il soit nécessaire de faire évoluer le régime des congés pour évènements familiaux dont l'objet principal est d'autoriser une absence exceptionnelle du salarié lors d'évènements familiaux. L'ensemble des mesures législatives de ces dernières décennies témoigne de la reconnaissance du rôle essentiel des aidants. En complément, face au nombre croissant de salariés assumant un rôle d'aidant, les entreprises, elles aussi, s'engagent, par un dialogue social dynamique et des mesures de faveur très concrètes (jours de congés supplémentaires rémunérés, ajustement de la charge de travail, temps partiel et télétravail facilités, etc.). Ainsi, le dispositif de don de jours de repos peut notamment être mis en place et valorisé par l'entreprise afin d'accompagner les aidants en leur assurant le maintien de leur rémunération.