La protection des données personnelles et la cybersécurité des outils constituent deux préoccupations majeures du Gouvernement, qui veille à les prendre en compte dans chacune de ses réformes. La réforme de la facturation électronique ne fait pas exception à cette exigence. Les plateformes agréées sont soumises à un niveau élevé d'exigences de sécurité et doivent démontrer régulièrement qu'elles maintiennent le niveau attendu. Elles doivent notamment être certifiées ISO 27001 sur le périmètre de leur activité de facturation électronique. Cette certification impose d'organiser et de mettre en œuvre une démarche d'analyse des risques, de maîtrise des accès, de protection des systèmes, de maîtrise des sous-traitants, de sauvegardes, de gestion des incidents et de continuité d'activité. À cette certification s'ajoutent des exigences spécifiques au dispositif français : recours à une offre qualifiée SecNumCloud en cas d'utilisation d'un cloud, localisation européenne des données et absence de transfert hors de l'Union européenne des données hébergées du service, authentification renforcée, sécurisation des échanges, traçabilité des opérations et audits réguliers. Les plateformes agréées sont auditées chaque année par un organisme auditeur indépendant et professionnel, avec pour objectif de vérifier systématiquement si la plateforme respecte l'encadrement juridique de la réforme en matière de cybersécurité. En cas de non-conformité, le retrait de l'immatriculation est possible. La sécurité des infrastructures et des données ne repose donc pas sur une simple déclaration de la plateforme. Elle repose sur des obligations techniques et organisationnelles, des certifications, des audits et des contrôles réguliers permettant d'en vérifier la mise en œuvre dans la durée. Ces contrôles ont vocation à éprouver concrètement la sécurité des systèmes, notamment par des tests d'intrusion. Enfin pour obtenir son immatriculation, la plateforme doit produire à l'administration « l'identité des personnes qui la contrôlent au sens de l'article L. 233-3 du code de commerce » (I 8° de l'article 242 nonies B de l'annexe II au CGI). La structure capitalistique des entreprises est disponible sur les sites officiels, tels que Infogreffe.