Le Gouvernement est très attaché à rechercher des solutions pour l'adaptation au changement climatique, en portant une attention particulière au secteur des transports routiers et notamment aux transports scolaires. Il convient d'améliorer à la fois les conditions de travail des conducteurs en période de canicule ainsi que les conditions de voyage des usagers des transports, en raison de la température élevée parfois atteinte dans les véhicules. L'organisation et le financement de l'offre de transports scolaire relèvent en premier lieu des régions, et, au sein de leur périmètre, des intercommunalités autorités organisatrices de la mobilité. Sur le plan économique, équiper ou renouveler l'ensemble des flottes de véhicules avec une climatisation représente un surcoût important, tant à l'achat qu'en exploitation. Pour faire face aux effets du changement climatique, notre société (population, acteurs professionnels, collectivités territoriales, etc.) doit donc progressivement s'adapter en recourant aux moyens les plus adaptés, en fonction du niveau d'exposition et du contexte. Si la climatisation des véhicules fait partie des solutions, elle ne peut souvent être mise en œuvre qu'à l'occasion des renouvellements de flottes et elle est, alors, souvent intégrée dans les cahiers des charges des opérateurs. Il convient cependant d'examiner d'autres voies alternatives ou complémentaires : développement d'ombrage sur les zones de stationnement des véhicules, recours à des vitrages plus protecteurs, adaptation des horaires le cas échéant, en lien avec les autorités académiques, etc. Il revient aux collectivités, autorités organisatrices des services de transport et aux opérateurs de définir les mesures les plus adaptées localement et les solutions doivent être apportées en prenant en compte les spécificités du terrain, sans nécessité d'un cadre national juridique unique. C'est dans cet esprit qu'un guide d'aide à la décision des acteurs du transport collectif a été rédigé. Le troisième plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC 3), qui vise à préparer la France aux impacts du dérèglement climatique, prévoit en effet une mesure « Assurer la résilience des transports et des mobilités » qui porte plus particulièrement sur la résilience des transports et des mobilités, dont l'adaptation des transports collectifs face aux fortes chaleurs. Un groupe de travail a été mis en place, dans ce cadre, par la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités associant l'Union des transports publics et ferroviaires, le Groupement des autorités responsables des transports, la Fédération nationale des transports de voyageurs et une dizaine d'autorités organisatrices de la mobilité et les opérateurs de transport qui se sont portés volontaires. Ce guide est le produit des échanges et retours d'expérience du groupe de travail et des entretiens menés avec des chercheurs, associations professionnelles, chambres consulaires et experts métier. Il rassemble l'état des connaissances, des cadres normatifs et des bonnes pratiques en matière d'adaptation des transports collectifs face aux effets du dérèglement climatique. Il constitue avant tout un outil en appui aux autorités organisatrices de la mobilité dans la gestion et l'anticipation des vagues de chaleur. Les ressources et recommandations qui y figurent portent à la fois sur les performances techniques du matériel roulant et de ses équipements, les aspects opérationnels liés à son exploitation, les espaces d'attente des usagers (gares, points d'arrêts) et, dans une moindre mesure, sur les espaces de dépôt et de stationnement du matériel roulant ainsi que sur la sensibilisation des usagers aux bonnes pratiques.