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🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Préservation de la mémoire des mineurs lorrains
13 oct. 2026 •
Jérôme End
• archives et bibliothèques
M. Jérôme End appelle l'attention de M. le ministre du travail et des solidarités sur la nécessité de continuer l'important travail de préservation de la mémoire des mineurs lorrains, après qu'ait été révélée une récente suggestion de destruction des 120 000 dossiers médicaux conservés au centre des archives du département à Saint-Avold, en Moselle. L'histoire des mineurs lorrains est marquée par l'exploitation intense du charbon et du fer, qui a façonné l'identité de la région de la révolution industrielle jusqu'au début des années 2000. Les Houillères de Lorraine (HBL) ont ainsi été créées après la nationalisation des mines de la région en 1946 pour regrouper l'exploitation du bassin houiller lorrain. La production a alors atteint des sommets. L'extraction a pris fin le 23 avril 2004 avec la fermeture du puits de la Houve à Creutzwald, qui était la dernière mine de charbon active en France. Surnommés les « gueules noires », les mineurs travaillaient dans des conditions particulièrement rudes, parfois à des centaines de mètres sous terre. Aujourd'hui, la mémoire des anciens mineurs lorrains est préservée grâce aux musées, associations et sites historiques dédiés au bassin houiller et au bassin ferrifère de la région. Les dossiers médicaux des mineurs sont, quant à eux, conservés au centre des archives industrielles et techniques de la Moselle, à Saint-Avold (Moselle). En juin 2026, ces 120 000 dossiers ont été menacés de destruction à la fois par la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités Grand Est (Dreets) et par l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM), en raison d'un manque de place dans les archives et d'un coût de stockage important. Il s'avère pourtant que ces dossiers médicaux contiennent notamment des prises de sang des mineurs, des examens des capacités respiratoires ou encore des traces d'exposition à des substances cancérigènes : ces informations médicales peuvent se révéler essentielles pour faire reconnaître d'éventuelles maladies professionnelles. De plus, au-delà de l'aspect médical, ces milliers d'archives représentent aussi des traces de la vie dans les mines. Cette mémoire doit donc impérativement être préservée, par respect pour le travail et le vécu des mineurs lorrains, mais aussi par souci de transmission de leur histoire aux jeunes générations. En septembre 2026, ce projet de destruction semble avoir été abandonné, l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs ayant décrit une hypothèse de travail « écartée » et l'inspection du travail ayant promis de trouver une solution de stockage. Il lui demande s'il peut confirmer l'abandon officiel de ce projet et présenter les solutions alternatives envisagées.
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