🤔Instituts médico-éducatifs - enfants - trouble du spectre de l'autismeM. Richard Ramos attire l'attention de M. le ministre du travail et des solidarités sur le manque de places dans les instituts médico-éducatifs (IME) pour les enfants présentant un trouble du spectre de l'autisme. De nombreuses familles d'enfants présentant un trouble du spectre de l'autisme rencontrent aujourd'hui d'importantes difficultés pour obtenir une place dans un institut médico-éducatif (IME) lorsque cette orientation a été décidée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Dans de nombreux départements, les listes d'attente s'allongent et certaines familles demeurent plusieurs mois, voire plusieurs années, sans solution adaptée. Cette insuffisance de places compromet la continuité des parcours de soins, d'éducation et d'accompagnement de ces enfants. Faute de prise en charge spécialisée, certains restent au domicile familial, connaissent une scolarisation très partielle ou ne bénéficient pas de l'accompagnement correspondant à leurs besoins. Cette situation entraîne également une forte pression sur les familles, qui doivent souvent réorganiser leur vie professionnelle et personnelle pour assurer elles-mêmes une partie de l'accompagnement. Les professionnels du secteur médico-social soulignent également les difficultés de recrutement auxquelles sont confrontés les établissements, qui limitent parfois leur capacité d'accueil malgré des besoins identifiés. Dans certains territoires, cette pénurie conduit encore des familles à rechercher des solutions d'accompagnement à l'étranger ou à renoncer provisoirement à l'orientation prononcée. Il lui demande donc de préciser le nombre d'enfants actuellement en attente d'une place en institut médico-éducatif après une décision d'orientation de la CDAPH, la répartition territoriale de ces besoins non couverts, ainsi que les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin d'augmenter les capacités d'accueil, de renforcer les effectifs des établissements médico-sociaux et de garantir à chaque enfant présentant un trouble du spectre de l'autisme une prise en charge adaptée dans des délais compatibles avec ses besoins.