🤔Soutien de la filière cidricole face aux conséquences du changement climatiqueM. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la situation particulièrement difficile que traverse la filière cidricole à la suite des épisodes de sécheresse et de fortes chaleurs de l'été 2026. La filière cidricole représente plus de 4 000 emplois dans les régions, entretient des vergers emblématiques des paysages, dans le respect de l'environnement, et contribue directement à la vitalité des territoires, dont les savoir-faire et les produits font partie de la culture française. Toutefois, la récolte de pommes à cidre de 2026 demeure la plus mauvaise qu'ait connue la filière cidricole avec une baisse colossale de 50 % par rapport à 2025. Cette chute engendre des difficultés financières excessivement importantes pour les producteurs, alors que les charges liées à l'entretien des vergers demeurent. Cette crise impacte l'ensemble de l'activité, dont les transformateurs qui sont confrontés à une matière première plus rare. Le stress hydrique et thermique des cultures fait peser de fortes inquiétudes sur la récolte de 2027 et son avenir plus lointain quant à une plus grande dégradation de ces vergers. De ce fait, il est plus que nécessaire d'intégrer la filière cidricole dans les plans sécheresse et de relance agricole, tout en faisant en sorte que les moyens mobilisés soient parfaitement adaptés aux spécificités de chaque verger. Ainsi, intégrer dès maintenant les producteurs de fruits à cidre dans le cadre du plan CASI permettrait de répondre à leurs difficultés, tant à court qu'à long terme. Cette intégration pourrait permettre d'anticiper le risque de mauvaise récolte en 2027, ainsi que les besoins d'investissement pour la remise en état des vergers et l'adaptation au changement climatique, en particulier en matière de gestion de l'eau. Par ailleurs, il est indispensable de préserver une juste valorisation des produits sur les marchés, afin de protéger l'équilibre économique de la filière. Enfin, il importerait de prioriser l'attribution de ces aides aux exploitants engagés ou qui souhaitent s'engager dans une démarche d'agriculture biologique et responsable, qui constitue l'une des principales réponses concrètes à l'urgence environnementale. Au regard de tous ces éléments, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant l'intégration de la filière cidricole dans les plans de relance de l'État, celle-ci ayant grandement besoin d'être défendue.