🤔Conséquences des manifestations et des violences sur le commerce de proximitéM. Nicolas Dragon interroge M. le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat sur les conséquences économiques des manifestations répétées et des violences qui les accompagnent pour les commerces de proximité. La Chambre de commerce et d'industrie de France a récemment alerté sur la situation particulièrement préoccupante des commerçants, estimant que chaque week-end de perturbations pouvait représenter une perte d'environ 2 % du chiffre d'affaires annuel. Elle a également souligné que les mois de novembre et décembre représentaient près de 40 % du chiffre d'affaires annuel de nombreux commerces, faisant de cette période un enjeu déterminant pour leur équilibre économique. Les violences survenues le 17 octobre 2026 ont notamment entraîné des pillages, des dégradations et des fermetures d'établissements. Selon les chiffres communiqués par CCI France, 630 commerces demeuraient encore fermés à la suite de ces évènements au 26 octobre. Par ailleurs, des centaines de commerces dans de nombreux territoires, par crainte de nouveaux pillages, par précaution et par peur légitime ont fait le choix de rester fermé, ce qui entraîne des pertes considérables de chiffres d'affaires. Au-delà des dégâts matériels, les commerçants doivent faire face à des pertes d'exploitation, à des difficultés de trésorerie, à des problèmes de réapprovisionnement et à une incertitude persistante quant à leur capacité à exercer leur activité lors des prochaines mobilisations. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les indépendants, les artisans et les petites entreprises, dont les marges financières sont souvent limitées et qui ne disposent pas toujours des ressources nécessaires pour absorber plusieurs jours de fermeture ou des pertes successives de clientèle. Elle menace également l'emploi local, l'animation des centres-villes et des centres-bourgs ainsi que le maintien des services et des commerces indispensables à la vie quotidienne des habitants. Si le Gouvernement a annoncé plusieurs dispositifs de soutien aux entreprises victimes de dégradations, notamment en matière d'activité partielle, de report de cotisations sociales et d'aide financière, la question des pertes de chiffre d'affaires subies par les commerces contraints de fermer préventivement ou directement pénalisés par les perturbations demeure entière. En conséquence, M. le député, à l'approche des fêtes de Noël, période particulièrement importante pour le commerce, demande au Gouvernement quelles mesures complémentaires il entend prendre pour garantir la continuité de l'activité commerciale, protéger les commerçants contre les violences et les dégradations et faciliter l'indemnisation des préjudices économiques subis. Il souhaite notamment savoir si le Gouvernement envisage un dispositif exceptionnel d'accompagnement des commerces ayant subi des pertes d'exploitation, y compris en l'absence de dégâts matériels directs, ainsi qu'un renforcement de la coordination entre les préfectures, les forces de l'ordre, les collectivités territoriales et les représentants des commerçants afin de limiter les conséquences des prochaines manifestations sur l'activité économique.