🤔Haine anti-flics financée par le pass CultureM. Julien Odoul interroge Mme la ministre de la culture sur le retour du Lyon Antifa Fest parmi les offres du pass Culture et sur l'utilisation de l'argent public pour financer l'accès à un événement marqué par des discours hostiles aux forces de l'ordre. Prévu les 10 et 11 décembre 2026 à Villeurbanne, ce festival apparaît de nouveau sur la plateforme avec une offre à 27,50 euros, alors qu'il avait déjà été retiré du dispositif en 2025. Son affiche porte le slogan « Libérez les antifas lyonnais », dénoncé comme un soutien aux militants criminels incarcérés dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Mme la ministre devrait expliquer comment un événement déjà signalé peut retrouver l'accès à un dispositif financé par les contribuables sans que les précédentes alertes aient manifestement conduit à un contrôle durable. En effet, dès septembre 2021, une vidéo promotionnelle du festival montrait les rappeurs Lax et Original Tonio faisant reprendre au public « Tous les flics, c'est des bâtards ». L'insulte collective contre ceux qui protègent les Français servait ainsi à promouvoir cet événement. En décembre 2025, la préfète du Rhône avait interdit les concerts en raison du contenu de certains textes et des risques de troubles à l'ordre public. Le juge des référés avait suspendu cette interdiction, permettant leur tenue. Le contexte lyonnais rend cette nouvelle polémique particulièrement grave. Le 12 février 2026, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a été roué de coups alors qu'il se trouvait au sol, isolé face à plusieurs individus encagoulés. Victime d'un grave traumatisme crânien, il est mort deux jours plus tard. Neuf hommes, tous membres ou proches de " La Jeune Garde ", mouvement cofondé par le député LFI du Vaucluse, ont été mis en examen pour meurtre ou complicité. Parmi eux figurent son assistant parlementaire et un autre individu, qui travaillait dans son équipe jusqu'à quelques jours avant les faits. Les pouvoirs publics connaissent depuis longtemps les dangers de certains groupuscules se réclamant de l'antifascisme. Le 9 novembre 2023, le Conseil d'État avait confirmé la dissolution du groupe antifasciste Lyon et environs, dit « GALE », au regard de la gravité des troubles susceptibles d'être portés à l'ordre public. Il avait rappelé que la légitimation publique d'agissements particulièrement graves pouvait constituer une provocation à la violence. L'argent des Français doit permettre aux jeunes de découvrir les œuvres et de fréquenter les lieux culturels, pas d'assister à des concerts qui promeuvent le slogan « ACAB » et la lutte contre les principes républicains. Après un lynchage mortel et des mises en examen touchant des membres ou proches de " La Jeune Garde ", Mme la ministre devrait également prendre toute la mesure des messages de soutien affichés et en examiner précisément la portée. Il lui demande donc d'expliquer les conditions du retour du Lyon Antifa Fest sur le pass Culture après son retrait en 2025 et de communiquer, pour chaque édition référencée, le nombre de réservations ainsi que les sommes effectivement versées aux organisateurs. Il souhaite savoir si elle entend suspendre les offres concernées pendant leur réexamen et récupérer les financements qui auraient été indûment accordés. Il lui demande enfin quelles mesures elle compte prendre pour empêcher le référencement d'offres comportant des provocations à la violence ou à la haine et garantir qu'un retrait ne puisse être suivi d'une réinscription sans contrôle approfondi.