🤔Scolarité des lycéens dans les territoires ruraux.M. Fabrice Brun appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les difficultés rencontrées par les lycéens concernant leurs conditions de scolarité, les manques de moyens humains et l'organisation des enseignements, particulièrement dans les territoires ruraux. En effet, la mobilisation lycéenne française a fait part de plusieurs préoccupations concernant l'insuffisance des moyens humains dans les établissements scolaires, notamment en ruralité. Les remontées du terrain évoquent également des postes d'enseignants non pourvus ou non remplacés, l'insuffisance de médecins scolaires, de psychologues de l'éducation nationale (PsyEN), d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) et d'assistants d'éducation (AED). Des manques qui fragilisent le bon fonctionnement des établissements. À ces difficultés s'ajoutent des classes surchargées, dégradant les conditions d'apprentissage et d'encadrement. L'organisation des emplois du temps suscite également de fortes préoccupations, avec des journées souvent longues, des pauses méridiennes réduites ou de longues interruptions entre deux cours. La répartition des enseignements de spécialité accentue ces contraintes, au détriment du repos, du travail personnel et de la qualité de vie des lycéens. Ces difficultés prennent une dimension particulière dans les territoires ruraux comme l'Ardèche, où certains élèves doivent effectuer jusqu'à 1 heure 30 de transport pour rejoindre leur établissement. Des déplacements qui rallongent les journées et réduisent le temps consacré aux devoirs, à la vie familiale et au repos. Ainsi, il lui demande comment le Gouvernement entend répondre aux revendications du mouvement lycéen, quelles mesures sont mises en œuvre pour renforcer les moyens humains, améliorer les conditions d'encadrement et adapter l'organisation des enseignements aux rythmes de vie des lycéens, et quelles dispositions sont envisagées pour mieux prendre en considération les inégalités territoriales entre les élèves des territoires ruraux et ceux des grandes agglomérations.