Christine Le Nabour La semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées a débuté lundi. Comme chaque année, les organisateurs – l'association Ladapt, l'Agefiph et le Fiphfp – invitent les demandeurs d'emploi en situation de handicap, les entreprises, les politiques, les associations et la société civile à débattre et à se rencontrer.
C'est l'occasion de mettre tous les ans un coup de projecteur sur l'emploi des personnes handicapées, à l'image du DuoDay qui aura lieu demain. C'est aussi l'occasion d'interroger les dispositifs existants, et de valoriser toutes les actions concrètes et les bonnes pratiques dans nos territoires.
Malgré des avancées indéniables, le taux de chômage des personnes handicapées, bien qu'à son niveau le plus bas, demeure deux fois supérieur à celui de l'ensemble de la population. Force est de constater que le monde du travail est encore insuffisamment adapté et les organisations de travail trop peu sensibilisées et formées. Les discriminations et les préjugés persistent.
Continuons à en parler, à sensibiliser, à former et à accompagner la société tout entière, afin de tenir compte des enjeux d'accessibilité, qui dépassent le seul sujet des environnements de travail. N'oublions pas que c'est l'environnement inadapté qui génère le handicap.
Encore hier, lors du colloque que nous avons co-organisé avec Mme la présidente à l'Assemblée, j'ai constaté la volonté collective des acteurs d'aller ensemble, plus loin et plus vite, en matière d'accès à la formation et à l'emploi. Les acteurs souhaitent mieux se connaître afin d'agir en complémentarité pour et avec les personnes handicapées. Ils veulent mieux coopérer et mieux se coordonner. C'est encourageant.
Madame la ministre, nous avons été nombreux à contester la copie initiale du projet de loi de finances pour 2026 et à refuser la baisse des crédits pour les Esat, les établissements et services d'aide par le travail, et pour les entreprises adaptées, ainsi que la baisse des moyens attribués aux acteurs du service public de l'emploi.
Ces baisses sont inquiétantes, car elles fragiliseront certainement les politiques d'accompagnement vers et dans l'emploi que nous avons menées depuis 2017. Ma question est simple : le gouvernement soutiendra-t-il, si nécessaire, la volonté des députés de maintenir les crédits en faveur de l'emploi des personnes handicapées ?