Édouard Geffray, ministre . À la suite de votre courrier, j'ai rappelé la Dasen ainsi que la rectrice et aucun élément ne permet a priori de confirmer que des professeurs auraient procédé à une quelconque forme d'incitation à la violence. Si tel était le cas, nous aurions effectivement un problème. En principe, que ce soit dans la vie politique ou dans la vie en général, il convient d'éviter d'en venir à la violence physique – c'est du moins ma conviction.
Il arrive, en revanche, que des professeurs incitent leurs élèves à la prudence dans l'usage des images et des réseaux sociaux, et ce pour une simple et bonne raison : parce qu'il s'agit de les éduquer à limiter leur exposition publique, à ne pas afficher leur vie privée ainsi que leurs convictions politiques, philosophiques, religieuses – réelles ou supposées. C'est aussi l'un des enjeux de la neutralité de l'école.