Michaël Taverne Vous et votre gouvernement symbolisez plus que jamais la faillite de l'État en matière de politique de sécurité. Les chiffres sont désastreux. Au bout de huit ans de macronisme, le bilan est sans appel : vous avez livré notre pays à la voyoucratie, à la criminalité organisée et à l'immigration massive et incontrôlée. Alors que les Français sont inquiets, votre technique pour les rassurer reste la même : le blabla, encore et toujours.
Je pense particulièrement à nos compatriotes ultramarins, notamment de Guadeloupe, confrontés à un désastre scandaleux sur le plan sécuritaire. En 2025, on y comptait 52 homicides – un chiffre qui s'élèverait à 220 si on le rapportait à l'agglomération marseillaise –, dont une majorité liée au banditisme et à la criminalité organisée.
Or vous regardez la situation se dégrader comme on regarde une caravane passer. Votre prédécesseur Bruno Retailleau avait promis des moyens supplémentaires pour l'arc Antilles-Guyane, point de passage des narcotrafiquants et des trafiquants d'armes. Que s'est-il passé depuis ? Rien.
Tout comme les magistrats, les membres de la police judiciaire, notamment en Guadeloupe, sont épuisés et écœurés à la suite du lancement par le garde des sceaux de la réforme de la PJ. Malgré les critiques et le constat d'échec, qu'avez-vous fait ? Rien.
Toutefois, il est vrai que les macronistes ne se mangent pas entre eux. L'erreur est humaine mais persévérer est diabolique. Où en est votre réflexion sur le plan investigation ? Nulle part, là encore.
Le parquet national anti-criminalité organisée est entré en fonction le 5 janvier dernier, grâce notamment au vote de notre groupe et de l'UDR lors de l'examen du texte relatif à la lutte contre le narcotrafic. Doté de seize magistrats spécialisés, il ne peut être efficace si les enquêteurs de police et de gendarmerie ne peuvent travailler avec des outils performants. Or vous n'avez toujours rien fait sur ce point. Heureusement que, chaque jour, des hommes et des femmes courageux assurent la sécurité des Français au péril de leur vie.
Monsieur le ministre, vous qui incarnez la faillite sécuritaire macroniste, qu'avez-vous encore à apporter aux Français – à part vos excuses pour avoir mis notre pays dans l'état que nous connaissons actuellement ?