Annaïg Le Meur Monsieur le ministre de l'intérieur, depuis cette nuit, Quimper est de nouveau durement frappée par les eaux. L'Odet et le Steïr ont atteint des seuils alarmants, plongeant le centre-ville et les zones riveraines dans une situation critique. Au-delà de ma circonscription, d'autres communes du Finistère et du Morbihan sont également touchées.
Je tiens avant tout à saluer la mobilisation exemplaire des services de l'État, des sapeurs-pompiers et des agents municipaux, qui luttent sans relâche sur le terrain.
Derrière les images de rues inondées, il y a la détresse des commerçants, des artisans et des riverains. Pour beaucoup, c'est la crue de trop, d'autant plus qu'elle intervient dans un contexte de grande fragilité économique de nos centres-villes, où de nombreux petits commerces voient déjà leur trésorerie mise à rude épreuve.
En Bretagne, nous faisons face à une réalité géologique singulière : sur notre socle granitique, les nappes phréatiques sont saturées. La terre ne boit plus. Chaque précipitation se transforme donc immédiatement en ruissellement et en crue fulgurante.
Le gouvernement a fait de la résilience territoriale une priorité, notamment à travers le fonds Vert. C'est une avancée majeure que je soutiens pleinement. Mais aujourd'hui, l'urgence est double : elle est bien sûr sécuritaire mais aussi – et surtout – économique.
Ma question est donc simple : pouvez-vous garantir aux Quimpérois une reconnaissance accélérée de l'état de catastrophe naturelle, afin de permettre le déblocage des indemnisations dans les meilleurs délais ?
Au-delà des assurances, le gouvernement entend-il activer des mesures de soutien exceptionnelles, notamment des délais de paiement des charges sociales et fiscales pour soulager rapidement la trésorerie des commerçants sinistrés ?