Mathilde HignetNestlé, Lactalis, Danone, Vitagermine : tous ont rappelé des lots de lait infantile contaminé. Et ce n'est pas fini : hier, de nouveaux lots ont encore été retirés de la vente. Ces rappels sont d'une ampleur inédite. Si la Belgique a confirmé le lien avec la maladie d'un bébé, les autorités françaises enquêtent toujours sur le tragique décès de deux nourrissons.
Je connais la douleur de la perte d'un enfant. Je ne peux m'empêcher de penser à ces parents qui ont vécu la pire des choses. Au nom du groupe de la France insoumise, je leur adresse tout notre soutien. Je pense aussi à ce couple de ma circonscription, qui a passé sept jours et sept nuits à l'hôpital avec son bébé âgé de 12 jours seulement.
Le principal suspect est l'huile d'ARA d'un fournisseur chinois ; et vous voulez nous faire croire que vous contrôlez les produits importés notre territoire ? Selon l'organisation Foodwatch, le risque était connu depuis le 9 décembre, mais vous avez laissé des multinationales commercialiser des produits potentiellement dangereux pour les bébés.
Pourquoi le principe de précaution n'a-t-il pas conduit au retrait de tous les lots préparés avec le produit suspect ? Au lieu de cela, le ministère de l'agriculture s'est contenté de conseiller aux industriels de procéder à des rappels au-delà d'un certain seuil.