Stéphanie GalzyMa question s'adresse au ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace.
Depuis des années, le président de la République affirme que la jeunesse est au cœur de son action. Mais à l'aéroport Montpellier-Fréjorgues, dans l'Hérault, cette promesse est aujourd'hui réduite à néant. L'école de pilotes Airways Aviation Academy, ex-Esma, a été placée en liquidation judiciaire. Les conséquences sont d'une violence inouïe : une centaine de jeunes d'une vingtaine d'années sont endettés jusqu'à 100 000 euros, sans diplôme, sans licence professionnelle, sans possibilité de travailler. Abandonnés, sans solution, par l'État.
Ces jeunes n'ont pas échoué. Ils ont obéi. Ils ont cru au discours du mérite, de l'effort, de la formation. Ils ont cru que la République protégerait ceux qui s'engagent. Aujourd'hui, ils découvrent une vérité brutale : en France, on peut être ruiné à vie pour avoir cru à la parole publique.
Monsieur le ministre, ne nous parlez pas de procédure. Ne nous parlez pas de droit commercial. Quand l'État laisse des formations privées capter des fortunes, sans garanties pour les étudiants, puis disparaît quand tout s'effondre, ce n'est plus une défaillance ; c'est une faute politique.
Le gouvernement va-t-il, oui ou non, intervenir pour sauver les parcours de ces jeunes ? Allez-vous assumer la promesse présidentielle envers la jeunesse, ou faut-il désormais dire à toute une génération que s'engager, se former et croire en l'avenir est un risque personnel que l'État ne garantit plus ?