Frédérique Meunier Ainsi des nouvelles cartes scolaires arrivent dans nos départements : force est de constater que les directeurs académiques suppriment plus de postes qu'ils n'en créent.
Il est regrettable qu'ils ne prennent en compte ni les investissements des communes dans des logements sociaux – réalisés à la demande de l'État, ils font augmenter le nombre de familles, donc d'enfants à scolariser –, ni le nombre d'enfants des gens du voyage arrivant en cours d'année, ni les projets de rénovation des écoles, ni l'inclusion d'enfants en situation de handicap en leur sein. Voilà autant de critères que les Dasen ne prennent pas en considération. Où est la cohérence ? Que devient la mission de coordination de l'État ?
Monsieur le ministre de l'éducation nationale, vous avez répondu hier que la chute démographique entraînait des fermetures de classes. Vous dites qu'il faut inviter les communes à opérer des regroupements pédagogiques, mais vous supprimez aussi des classes quand elles le font. Vous dites qu'il faut améliorer les conditions d'études, que vous pourrez pallier les absences d'enseignants, que vous renforcerez le personnel annexe – médecins, infirmiers, psychologues. Mais tel n'est pas le discours des Dasen, pour qui moins d'enfants égale fermeture de classes sans contrepartie ! En Corrèze, des classes ferment depuis des années, sans la moindre contrepartie.
Alors, ma question est simple : comment envisagez-vous d'accompagner ces nouveaux maires tout en simplifiant leur action quotidienne ?