Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'industrie. Je vous remercie pour votre question et pour le sérieux avec lequel vous l'avez présentée. Il existe, et c'est normal, un attachement profond des Françaises et des Français au site Stellantis de Poissy. Ce site industriel, créé entre les deux guerres, a vu se succéder des générations d'ouvriers, de femmes et d'hommes, qui y ont travaillé. L'annonce faite il y a quelques jours par Stellantis suscite donc légitimement réactions, émoi et émotion.
Mais l'avenir de ce site demeure industriel. Certes, il ne reposera plus sur l'assemblage de véhicules même si deux modèles automobiles, la DS3 et la Mokka, continueront à y être assemblés pendant encore deux ans.
Quatre nouvelles activités industrielles seront implantées sur le site – le recyclage, les activités liées aux batteries, la fabrication de pièces et certaines opérations de reconditionnement de véhicules – et 1 200 emplois industriels seront préservés.
Si l'on évoque souvent 1 900 postes, il s'agit en réalité d'environ 1 500 personnes encore en activité industrielle, certains salariés ayant rejoint d'autres activités ou bénéficié de départs en préretraite. Nous passerons donc d'un peu plus de 1 500 emplois industriels à environ 1 200.
Enfin, l'ensemble des activités de recherche et développement, ainsi que les fonctions support de Stellantis, sont maintenues sur le site, soit un peu plus de 8 000 collaborateurs.
Vous posez également une question plus large, celle du marché automobile européen : oui, il faut le protéger et nous l'avons fait pour les véhicules électriques, en mettant en place des droits de douane – du jour au lendemain, la part des véhicules électriques chinois vendus en France est passée de 60 à 10 %.
Nous avons instauré l'écoscore pour protéger notre industrie. Nous nous battons pour la préférence européenne et pour préserver l'activité locale afin d'accompagner les sous-traitants, comme nous le faisons sur le site de Stellantis.