Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur. Je ne connais pas cette affaire et je m'en remets à ce que vous m'en dites. Je n'ai aucune raison de douter de la chronologie des faits que vous me présentez : le dépôt de plainte, la lettre dans laquelle l'auteur reconnaît les faits, la saisine du parquet. Je regarderai de très près, avec les services de gendarmerie compétents, tous ces éléments. Je tiendrai à votre disposition tout ce qui pourra éclairer la façon dont a été traitée cette plainte et je vous ferai connaître les actes d'enquête qui ont été engagés – qui peuvent ne pas être connus des victimes.
Le garde des sceaux l'a déjà bien fait savoir, hier, dans cet hémicycle : ces dossiers sont absolument prioritaires – pour les parquets comme pour les services de police et de gendarmerie compétents. Je peux vous le confirmer, pour avoir été responsable de services de police : les actes d'enquête sont lancés sans attendre. Depuis 2017, surtout, ce genre de contentieux a explosé. Les affaires sont deux fois et demie plus nombreuses qu'en 2016-2017. Il faut le répéter encore et encore : nous n'avons cessé d'augmenter les moyens. Il existe maintenant près de 400 salles Mélanie, qui permettent le recueil de la parole des enfants, et 20 000 gendarmes et policiers sont désormais spécifiquement formés aux affaires de ce type – nous allons continuer d'augmenter le nombre de ces formations.
Concernant l'affaire dont vous me parlez, vous comprendrez que je ne peux vous répondre plus précisément, n'ayant pas encore pris connaissance du dossier - mais je m'engage à le faire.