Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées. J'ai déjà répondu sur la climatisation des établissements hospitaliers. Par ailleurs, monsieur Garot, je rappelle que vous appartenez à un parti qui a consacré 4 milliards d'investissements à l'hôpital pendant cinq ans alors que, depuis 2017, date à laquelle je suis devenue députée, ce sont 19 milliards qui lui ont été alloués – 3 milliards pour les Ehpad, 16 milliards pour les établissements de santé. Grâce au Ségur de la santé, les projets de reconstruction d'hôpitaux et d'Ehpad intègrent désormais systématiquement des exigences d'adaptation au changement climatique.
Certains font comme si le gouvernement français était responsable des températures élevées. Ils ont certes le droit de nous critiquer en nous reprochant de ne pas en avoir fait assez. Mais regardons autour de nous. L'épisode caniculaire qui nous a touchés la semaine dernière affecte actuellement nos voisins, qui sont confrontés à la même situation que nous, l'Allemagne et le Royaume-Uni connaissant en outre de graves difficultés d'approvisionnement en électricité. Nous sommes tous contraints à nous adapter rapidement.
Enfin, vous avez évoqué le chiffre d'un millier de morts en raison de la canicule. Je vous remercie d'avoir retenu cette information publiée dimanche par Santé publique France, dont je rappelle l'indépendance scientifique. Ce chiffrage doit cependant être considéré avec précaution. Environ 60 % des certificats de décès sont transmis par voie électronique, le reste l'étant par voie papier. Or les premières données reposent sur les seules transmissions électroniques. Le chiffre de Santé publique France est donc nécessairement en dessous de la réalité. L'organisme a annoncé que la surmortalité liée à la canicule s'élevait à 1 000 décès environ, avec une journée à 1 200 décès, toutes causes confondues. Nous ne disposons pas de chiffres consolidés sur la surmortalité : Santé publique France devrait les publier dans les prochains jours. Quoi qu'il en soit, ces chiffres témoignent d'une surmortalité beaucoup plus faible qu'en 2003, ce qui montre que nous avons progressé.