Paul Midy Ma question s'adresse au ministre de l'économie et des finances.
Dans notre pays, il y a aussi des bonnes nouvelles : ces dernières années, nous assistons à une véritable pluie de prix Nobel français ! Merci pour vos applaudissements adressés à Alain Aspect, Anne L'Huillier, Pierre Agostini et Michel Devoret, tous français… et d'ailleurs tous issus de ma magnifique circonscription de Paris-Saclay – je les salue aussi à ce titre.
Avant-hier encore, c'est un Français, Philippe Aghion, qui a reçu le prix Nobel d'économie. Ses travaux ont permis de démontrer que la clé de la croissance, ce sont l'innovation et le leadership technologique, ainsi que la capacité à créer un environnement qui permette le développement des meilleures technologies au monde. Et plus de croissance, ce sont plus de ressources publiques et de meilleurs salaires pour tous les Français. Plus d'innovation, ce sont aussi plus de ressources publiques pour payer la santé, l'éducation et la sécurité. C'est bien le projet que je défends depuis des années avec ma famille politique, c'est-à-dire avec Gabriel Attal et tous les députés du groupe Ensemble pour la République. Si nous avons consacré beaucoup de moyens à l'innovation ces dernières années, il faut aller plus vite car nous sommes en compétition avec les États-Unis et la Chine, qui ont considérablement accéléré. Il faut, à cet égard, maîtriser nos dépenses pour retrouver des marges de manœuvre sur les sujets prioritaires comme la recherche et l'innovation.
Nous serons donc particulièrement attentifs dans les débats budgétaires à ce que l'innovation soit une priorité et que les dispositifs qui y concourent soient préservés ou renforcés : je pense à la loi de programmation de la recherche, à France 2030, au crédit impôt recherche, au dispositif Jeune Entreprise innovante ou encore au dispositif Jeunes Docteurs.
Aussi, monsieur le ministre, partagez-vous les conclusions de notre prix Nobel ? Dès lors, pouvez-vous nous rassurer ?