Amélie de Montchalin, ministre de l'action et des comptes publics . C'est le moment, en effet, de dresser un premier bilan des travaux qui ont commencé il y a une dizaine de jours. Vous m'interrogez sur les impôts ; évidemment, on ne peut pas penser les recettes sans les dépenses et on ne peut pas penser la fiscalité sans les économies à réaliser.
Si l'on examine les mesures votées depuis dix jours, on constate que certains impôts ont augmenté et que d'autres ont diminué : pour les ménages, c'est une baisse de 4,5 milliards ; pour les PME, de 3 milliards. C'est la réalité des votes dans cet hémicycle.
Je ne tiens pas compte ici de ce que j'appelle les illusions – je veux parler des 35 milliards d'euros d'impôt sortis du chapeau de certains, qui pensent qu'ils pourraient voir le jour.