Jean-Yves BonyMa question s'adresse à M. le ministre de l'éducation nationale mais c'est avec plaisir, monsieur le ministre, que je vous la pose. Je souhaite attirer votre attention sur un enjeu majeur pour nos territoires ruraux : le maintien et le développement d'une offre de formation professionnelle et supérieure qualifiante, de qualité mais également accessible à tous les élèves.
Ce sujet est particulièrement crucial dans le Cantal, département rural où l'accès à une formation conditionne à la fois l'avenir de nos jeunes et l'attractivité économique de tout un territoire, de tout un bassin de vie. C'est d'autant plus vrai que l'éloignement des centres urbains, le coût des études, le manque de transports rendent l'accès à la formation plus difficile pour nos jeunes, qui souhaitent majoritairement rester là où ils ont grandi.
Il est donc primordial de disposer d'un enseignement de proximité, permettant à chacun de se former sans être pénalisé par sa situation géographique. Le lycée polyvalent de Mauriac, situé sur le site Georges-Pompidou, s'inscrit pleinement dans cette mission : spécialisé dans les métiers de l'eau, il propose un BTS – brevet de technicien supérieur – reconnu et recherché bien au-delà des frontières du département.
Cet établissement souhaite désormais aller plus loin en ouvrant dès la prochaine rentrée un baccalauréat professionnel dédié aux métiers de l'eau, de la chimie et du papier carton, qui permettrait de répondre aux besoins concrets des secteurs de l'eau et du carton, mais aussi de l'industrie pharmaceutique et de celle du lithium.
Vous l'avez compris, ce projet est un véritable choix d'avenir, un investissement stratégique au service de nos entreprises tant locales que nationales, pleinement aligné sur les objectifs de transition écologique auxquels nous contribuons. Ma question est donc simple : l'État et le gouvernement le soutiendront-ils ?