Aurélien DutrembleLe 20 septembre 2025 : coups de feu dans le quartier de Saint-Pantaléon, à Autun. Le 29 septembre 2025 : fusillade devant le Lidl et chasse à l'homme ; des trafiquants interpellés. Le 14 novembre 2025 : cinq voitures incendiées en pleine nuit. Le 13 janvier 2026 : nouvelle alerte aux coups de feu dans ce même quartier d'Autun. Nous sommes le 3 février 2026 et, depuis quatre mois, rien n'a réellement changé. Quatre dates, quatre violences graves en moins de quatre mois. Voilà le quotidien d'un quartier de cette ville de Saône-et-Loire. Nous ne parlons plus d'une série de faits divers. Nous constatons l'effondrement de l'ordre républicain. À Saint-Pantaléon, il n'est plus question d'incivilités mais de fusillades, de bandes armées, de trafics et de voitures brûlées. Les habitants vivent enfermés chez eux. Certains ne sortent plus du tout à la tombée de la nuit. Les familles ont peur pour leurs enfants, y compris à la sortie des écoles situées dans le quartier où ont eu lieu les fusillades.
Dans une ville moyenne française, faire ses courses est devenu dangereux et sortir le soir est devenu risqué. Pendant ce temps, l'État recule : moins de policiers sur le terrain et plus de délinquants en liberté ; le laxisme pénal nourrit la violence. Votre politique de sécurité, telle que vous la concevez en Macronie, dans sa version « en même temps », n'a pas simplement échoué, elle a laissé prospérer l'insécurité dans des territoires qui, hier encore, étaient paisibles. Autun n'est ni Marseille ni Paris. Si même une ville de 13 000 habitants bascule, alors plus aucun territoire n'est protégé.
Les chiffres confirment cette dérive. En 2025, en Saône-et-Loire, les cambriolages de résidence ont explosé de 36,5 % en zone police et de 24 % en zone gendarmerie ; les violences urbaines se traduisent par 116 véhicules incendiés et 127 poubelles brûlées en un an ; les trafics prospèrent, au point que les démantèlements ont bondi de 40 % en zone gendarmerie, signe d'un enracinement profond des réseaux jusque dans la campagne. Voilà le vrai bilan de l'angélisme de la Macronie, du déni et de la perte d'autorité.
Les habitants ne veulent plus de plans, de discours ni de statistiques. Ils veulent des policiers nombreux et visibles ; des trafiquants neutralisés ; des peines réellement exécutées ; des quartiers repris en main. Combien de fusillades, combien de voitures brûlées, d'agressions, de quartiers abandonnés faudra-t-il encore avant que vous ne rétablissiez enfin l'autorité de l'État à Saint-Pantaléon, dans la ville d'Autun, ainsi que partout en France ?