Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur. Les mesures d'éloignement telles que les OQTF, si elles sont prises à l'échelon départemental, demeurent exécutables sur l'ensemble du territoire national et ne peuvent donc pas être imputables à un seul département. Il me semblait important de commencer par rappeler ce point.
Ainsi, en 2025, 156 180 mesures d'éloignement ont été prononcées sur le territoire national et 24 985 mesures ont été exécutées contre 15 400 en 2022, soit une augmentation de plus de 62 %.
S'agissant de ces 24 985 mesures d'éloignement exécutées en 2025, 4 852 l'ont été de manière spontanée, contre 1 888 en 2022, soit une augmentation de 157 % ; 4 564 ont été aidées, contre 2 102 en 2022, soit une augmentation de 117 % ; enfin, 15 569 éloignements ont été forcés en 2025, contre 11 410 en 2022, soit une augmentation de 36,5 %.
Pour finir, la répartition des éloignements est la suivante : le nombre de ressortissants de l'Union européenne s'élevait à 2 485 en 2025, contre 1 935 en 2022 ; le nombre de ressortissants de pays tiers éloignés vers un autre État membre de l'Union européenne – au titre d'une réadmission prévue par la convention de Schengen ou d'un transfert aux termes du règlement de Dublin – était de 6 923 en 2025, contre 4 419 en 2022 ; enfin, le nombre de ressortissants de pays tiers éloignés vers un pays tiers était de 6 161 en 2025 contre 5 056 en 2022.
Ces chiffres exhaustifs vous permettent donc, madame la députée, de constater que l'État se mobilise pour répondre à tous ces enjeux.