Graziella MelchiorLa question de ma collègue Christine Le Nabour, à laquelle je m'associe pleinement, s'adresse à Mme la ministre de la santé et porte sur le maintien des capacités de formation sanitaire et sociale en Bretagne.
Face aux craintes des acteurs, qui expriment depuis plusieurs mois de vives inquiétudes quant aux économies sur les formations sanitaires et sociales, la ministre de la santé a annoncé, dans le cadre des discussions du projet de loi de finances pour 2026, une évolution de l'intervention financière de l'État tendant à augmenter de plus de 5 000 le nombre de places d'étudiants infirmiers en France. Elle a également annoncé une évolution budgétaire de 215 millions d'euros.
Or il s'agit d'une offre de formation déjà existante, simplement reconduite dans le PLF pour 2026. En Bretagne, le maintien des 230 places dans les instituts de formation en soins infirmiers, prévu dans le cadre du protocole État-région, ne peut être garanti dans la mesure où leur financement n'est pas assuré pendant toute la durée de la formation – trois ans. Le maintien de ces places dépendra donc du résultat des négociations en cours entre l'État et les régions.
L'absence de visibilité quant au financement du parcours de formation en soins infirmiers affecte considérablement les Ifsi ainsi que les établissements employeurs. La baisse du nombre de places proposées, alors même qu'à ce jour, elles sont toutes pourvues en Bretagne, fragilisera les Ifsi et compromettra directement leur pérennité. Dans la région, ce sont de nombreux jeunes diplômés qui ne pourront pas venir renforcer les équipes des établissements sanitaires et médico-sociaux et celles des structures d'aides à domicile.
À la menace d'une baisse du nombre de places en Ifsi s'ajoute une baisse du nombre de places dans les formations d'aides-soignants et d'accompagnants éducatifs et sociaux. Dans un contexte de forte tension des ressources humaines et de vieillissement de la population, la baisse des effectifs risque de compromettre la réponse aux besoins urgents et croissants des territoires.
Que comptez-vous faire pour éviter que la continuité de l'activité des établissements de santé ne se rompe ?