Didier Guillaume,
Ministère de l'agriculture et de l'alimentation •
11 août 2020Le confinement lié au coronavirus a eu des effets majeurs sur la production et sur les comportements alimentaires. Pendant cette période, l'alimentation en circuits courts et de proximité a été largement plébicitée par les français, mais cette crise sanitaire n'a été qu'un révélateur, un accélérateur, de processus déjà engagés auparavant. En effet, ce renouveau de l'alimentation de proximité est grandement lié aux nouvelles attentes de la part des consommateurs. Fort de ce constat et s'appuyant sur tous les leviers disponibles, l'ambition du ministère de l'agriculture et de l'alimentation est d'orienter et d'accompagner l'agriculture vers de nouveaux modèles agricoles en phase avec les attentes de la société : diversité des agricultures ancrées dans l'ensemble des territoires, génératrices de valeur ajoutée et d'emploi, en recherche d'efficacité économique et environnementale, avec des productions et circuits variés. Les états généraux de l'alimentation et la loi sur l'alimentation en ont été la traduction. Le nouveau programme national pour l'alimentation a inscrit dans ses priorités, l'approvisionnement de la restauration collective en produits durables et de qualité et l'ancrage territorial, avec un objectif de développement des projets alimentaires territoriaux (PAT). Les PAT offrent un cadre structuré permettant une approche intégrée de la politique alimentaire au plus près des attentes des citoyens. Ils sont élaborés de manière concertée avec l'ensemble des acteurs d'un territoire permettant une mobilisation des ressources internes et la construction de partenariats au service de la transition agricole et alimentaire et de l'élaboration de « systèmes alimentaires territorialisés ». D'autres leviers, comme le programme national de développement agricole et rural et son dispositif financier le compte d'affectation spéciale pour le développement agricole et rural, concourent également au développement d'une agriculture et une alimentation durables. Ainsi, les dispositifs existants, qui s'inscrivent dans la durée, répondent déjà -et continueront à répondre- aux préoccupations exprimées.