Le Gouvernement a pleinement conscience des difficultés de la filière vitivinicole française, confrontée à une baisse structurelle de la consommation sur le marché domestique mais également face au changement climatique, aux incertitudes géopolitiques et commerciales, ou encore aux menaces sanitaires. Dans ce contexte, la promotion du secteur des vins et des spiritueux est essentielle pour maintenir l'accès aux marchés traditionnels et conquérir de nouveaux marchés. Ainsi, l'enjeu est double : sécuriser les marchés traditionnels pour les exportations françaises et diversifier les débouchés dans un contexte de tensions géopolitiques et commerciales persistantes. Les avantages obtenus dans les accords commerciaux récemment conclus permettent de renforcer les partenariats stratégiques et ouvrir de nouveaux débouchés à l'export pour les entreprises françaises. En matière de promotion, le Gouvernement a mis en place, avec les professionnels de la filière, une « boîte à outils » opérationnelle, à travers les programmes de promotion déployés sous la bannière « TasteFrance », à destination des entreprises comme des consommateurs. Au-delà du soutien aux exportations, le Gouvernement a été aux côtés de la filière face aux grandes difficultés rencontrées depuis 2020, avec plus d'un milliard d'euros de crédits publics mobilisés pour la filière, tant pour des mesures conjoncturelles (distillation, stockage privé, fonds d'urgence, exonérations de cotisations sociales et patronales…) que structurelles (mesure d'arrachage), en complément des 270 millions d'euros de crédits européens annuellement perçus par la filière pour mettre en œuvre des actions structurantes pour le vignoble, les structures de vinification et la conquête des marchés à l'export. Conscient de la poursuite des difficultés, le Gouvernement a annoncé le 24 novembre 2025 un nouveau plan d'aide exceptionnel élaboré en concertation avec les organisations professionnelles, combinant distillation de crise financée par les crédits de la réserve de crise européenne à la demande de la France, poursuite de la réduction du potentiel viticole, prêts et allègements de charges sur crédits nationaux. Au-delà de ces vecteurs budgétaires, le Gouvernement travaille constamment aux côtés de la filière à l'élaboration d'un cadre règlementaire le plus efficace, simple et prévisible possible pour que ses opérateurs puissent développer leur activité. À cet égard, les avancées obtenues par la France dans le cadre du « paquet vin » sont à saluer. La palette d'outils dont la filière dispose à présent, qu'il s'agisse de l'allongement (de 5 à 13 ans) de la durée de vie des autorisations de replantations, de l'abandon des sanctions en cas de leur non-utilisation ou encore des modalités de protection des vignobles non-mixtes, devrait lui permettre, aux côtés des outils dont elle disposait déjà (rendements annuels et mesures de régulation de l'offre notamment) de piloter avec encore davantage d'efficacité l'offre de vin disponible. Les nombreuses simplifications obtenues en matière d'étiquetage, tant sur le marché européen qu'en direction des pays tiers, devraient également renforcer leur capacité à profiter des relais de croissance à l'export. Le lancement par la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire des conférences de la souveraineté est également l'occasion de construire collectivement une vision à 10 ans de la stratégie de la filière viticole pour une véritable reconquête de ce fleuron de l'économie et des territoires français.