Les prix dans le secteur funéraire relèvent du régime de droit commun et sont fixés librement par les entreprises. La loi n° 93-23 du 8 janvier 1993 a mis fin au monopole communal des pompes funèbres. Les familles peuvent ainsi s'adresser à l'entreprise funéraire de leur choix et faire jouer la concurrence. S'il n'entend pas revenir sur cette réforme, le Gouvernement veille à ce que les familles endeuillées disposent d'une information complète et fiable en ce qui concerne les prestations funéraires. En ce sens, l'arrêté du 11 janvier 1999 relatif à l'information sur les prix des prestations funéraires et modifié en août 2026 pour renforcer l'obligation d'information par les opérateurs funéraires, impose aux entreprises de fournir gratuitement aux familles un devis détaillé, élaboré sur la base d'un document type, et d'indiquer clairement le caractère obligatoire ou facultatif de chaque prestation ou fourniture susceptible d'être proposée. Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) procèdent régulièrement à des enquêtes, afin de vérifier que la réglementation relative à l'information du consommateur est bien respectée. Lorsque les défunts ou leurs ayants droits ne disposent pas des ressources suffisantes pour supporter les charges nécessaires aux obsèques, l'article L. 2223-27 du code général des collectivités territoriales (CGCT) précise que les communes doivent prendre en charge les frais liés aux obsèques des personnes dépourvues de ressources suffisantes. Si cette notion ne fait l'objet d'aucune définition légale, il est possible de considérer qu'elle « renvoie aux personnes sans actif successoral permettant de couvrir le coût des obsèques et dépourvues de créancier alimentaire (enfants, parents, beaux-parents) ou de conjoint survivant, disposant des moyens suffisants pour le paiement de ces frais ». Il appartient au maire d'apprécier, au cas par cas, si un défunt remplit ces conditions. Ces dispositions garantissent à tous un droit à la sépulture, sans considération liée au niveau de ressources du défunt ou de ses ayants droits. S'agissant du capital décès versé par l'assurance maladie, il s'agit d'une prestation destinée à garantir aux ayants droit (conjoint, enfant, ascendant) d'un assuré décédé le versement d'une indemnité pour couvrir les frais d'obsèques, dans les conditions prévues aux articles L. 361-1 et suivants du code de la sécurité sociale. Cette somme est versée, sous conditions, aux ayants droit des salariés, artisans ou commerçant actifs ou retraités, allocataires France Travail, bénéficiaires d'une pension d'invalidité ou d'une rente au titre des accidents du travail et maladies professionnelles. Afin de garantir un niveau minimal de protection, les modalités de calcul du capital décès ont été réformées par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015, le capital décès n'étant plus proportionnel aux revenus de l'assuré mais fixé selon un montant forfaitaire, initialement établi à 3 240 euros, soit l'équivalent de trois fois le montant mensuel du SMIC net applicable en 2014. Chaque année, son montant fait l'objet d'une revalorisation sur la base de l'indice d'évolution des prix et s'élève à 4 009 euros depuis le 1er avril 2026 pour les assurés du régime général, ce qui couvre le coût moyen actuel des funérailles en France. Pour les travailleurs indépendants, le montant du capital décès est déterminé par référence au plafond annuel de la sécurité sociale et varie selon la situation du bénéficiaire (retraité/non retraité). Depuis le 1er avril 2026, l'ouverture du droit au capital décès des travailleurs indépendants retraités a été simplifié (suppression de la condition d'affiliation « en dernier lieu » au régime des indépendants) afin de permettre l'ouverture du capital décès dès lors que l'assuré justifie d'au moins 80 trimestres cotisés au titre de ce même régime. Dans le contexte actuel des finances publiques et compte tenu de l'existence du mécanisme de revalorisation annuelle prévu par la loi, une revalorisation exceptionnelle du capital décès n'est pas envisagée. Le Gouvernement reste néanmoins très attentif à l'évolution de la situation des familles confrontées aux conséquences financières d'un décès, et s'assure de la mobilisation effective des dispositifs existants.