Aurore Bergé,
Ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations •
24 févr. 2026La lutte contre les violences faites aux femmes est une priorité gouvernementale fortement portée par la Ministre de l'Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé dans une dynamique interministérielle. Depuis 2020 des maisons des femmes/santé sont déployées et soutenues dans l'ensemble des départements français, dont les départements et régions d'outre-mer. Ces structures réunissent un ensemble de compétences sanitaires, dans le champ clinique et de l'accompagnement psycho-social des femmes victimes de violences. Elles doivent être adossées à une structure hospitalière publique ou privée, afin de pouvoir répondre à une triple mission générale, à savoir : assurer une prise en charge sanitaire spécifique, somatique et psychologique, à destination des femmes victimes de violences, contribuer à l'animation et au soutien des professionnels de santé du territoire pour assurer le repérage et la prise en charge sanitaire adaptée de ces situations, faciliter le dépôt de plainte des femmes victimes de violences en l'organisant in situ. En 2024, ces dispositifs étaient financés à hauteur 13,4 millions d'euros reconductibles. Cette année, des crédits nouveaux à hauteur de 5,95M€ ont été délégués afin de poursuivre le déploiement de ces dispositifs et atteindre ainsi un budget total de près de 20 M€ en 2025, dont 18,7 millions d'euros pérennes. En ce qui concerne plus spécifiquement la Guadeloupe, ce sont au total 358 200 euros qui sont délégués en 2025 à l'agence régionale de santé (ARS) pour financer une maison des femmes/santé sur le territoire. Un projet, co-porté entre un établissement de santé et une association, est ainsi en cours de discussion avec les acteurs. Par ailleurs, l'ARS a indiqué sa volonté de soutenir le projet de centre régional du psychotraumatisme (CRP) sur le territoire. La mise en place depuis 2018 de quinze CRP au sein d'établissements de santé doit permettre d'assurer une prise en charge adaptée à toute victime de violences ou de situations traumataugènes (guerre, attentat, agression, accident, deuil, etc…). A titre d'information, 60% à 85% de la file active des CRP sont des femmes, victimes pour la grande majorité de violences sexuelles et physiques au sein ou hors du couple. Ces centres ont ainsi une double mission : de prise en charge des personnes à l'épreuve d'un psychotraumatisme quels que soient les violences ou évènements traumatiques subis, et d'animation du territoire et d'aide à la montée en compétences des acteurs sur le thème du psychotraumatisme. Depuis 2022, le Gouvernement s'est engagé dans le renforcement de l'ensemble des CRP via la délégation de crédits supplémentaires (400 000 € par CRP à l'origine ; augmentations en 2022/2023/2024 : 716 000 € par CRP en 2025, reconductibles). Le CRP de rattachement pour la Guadeloupe est à ce jour celui de la Martinique. A l'origine, ce CRP Antilles-Guyane devait ainsi couvrir la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. L'ARS Martinique recevait ainsi le montant total alloué pour un CRP. Cependant, comme cela a été fait pour l'ARS Guyane en 2024, il est prévu qu'une partie des crédits délégués à l'ARS Martinique pour le CRP Antilles soit basculée à l'ARS Guadeloupe, afin qu'un CRP puisse voir le jour directement sur son territoire. La future maison des femmes/santé et le futur CRP, financés au niveau national par des crédits Assurance Maladie, permettront ainsi une meilleure prise en charge somatique et psychologique des femmes victimes de violences en Guadeloupe. Les victimes pourront ainsi bénéficier du suivi et des soins nécessaires à leur reconstruction. Le Gouvernement et la Ministre de l'Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé rappellent leur détermination dans la lutte contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles contre les femmes et les violences intrafaminiales, grande cause du Président de la République depuis 2017.