Laurent Nunez,
Ministère de l'intérieur •
20 janv. 2026Les données du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), disponibles sur le site internet Interstats, font apparaître la part des étrangers - par grandes aires géographiques d'origine (Maghreb, Asie, Amérique…) - dans les personnes mises en cause sur le plan national par les services de police et de gendarmerie pour plusieurs catégories d'infractions. Ces informations figurent dans le rapport annuel sur le bilan de la délinquance disponible sur son site internet (cf. par exemple Insécurité et délinquance en 2024 : bilan statistique) et dans un grand nombre de productions publiées par ce service statistique (cf. par exemple, Interstats Analyse n° 50 avec des données sur la nationalité des mis en cause pour des infractions d'atteinte à la probité, Interstats Analyse n° 70 sur la traite et l'exploitation des êtres humains ; Interstats Info Rapide n° 42 avec des données sur la nationalité des mis en cause pour vols et violences dans les réseaux de transports en commun en 2023). Ces rapports, publics, font apparaître qu'en 2023 les mis en cause étrangers ont représenté 57 % des mis en cause pour vols avec violence dans les transports en commun et 85 % pour les vols sans violence dans les transports en commun. En 2024, les étrangers représentent 18 % des mis en cause pour homicide, 15 % des mis en cause pour violences physiques hors cadre familial, 13 % des mis en cause pour violences sexuelles, 29 % des mis en cause pour vol avec arme, 29 % des mis en cause pour vol violent sans arme et 37 % des mis en cause pour cambriolage de logement. S'agissant de la part des étrangers dans la délinquance anti-LGBT, le SSMSI a publié en mai 2025 (Interstats Info Rapide, n° 53) une étude sur les infractions anti-LGBT enregistrées par les services de sécurité en 2024. Cette étude fait apparaître que « 83 % des mis en cause pour crimes ou délits anti-LGBT+ sont de nationalité française en 2024 ». Le SSMSI s'emploie actuellement à achever la fiabilisation des données concernant les mis en cause étrangers compte tenu des enjeux opérationnels qu'elles peuvent représenter pour la police nationale et pour la gendarmerie nationale. Des publications seront ainsi prochainement diffusées afin également de garantir à nos concitoyens et à leurs représentants l'accès à davantage d'informations.