Une emprise aéroportuaire relève de la responsabilité du gestionnaire d'aéroport qui exploite pour son propre compte les infrastructures. L'ordre et la sécurité publics sur l'emprise des aérodromes relèvent de la compétence générale du préfet territorialement compétent. L'aéroport de Montpellier-Méditerranée est un point de passage frontalier aérien (PPF) géré par la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI). Il se trouve en zone de compétence de la gendarmerie nationale. La protection des infrastructures, aéronefs et passagers de l'aéroport de Montpellier est assurée à la fois par les services de l'État (gendarmerie des transports aériens (GTA) et gendarmerie départementale) dans le cadre de leurs missions quotidiennes et, par l'exploitant, les opérateurs et les occupants, dont l'ESMA, qui mettent en œuvre des moyens humains et matériels de sécurisation (service de sécurité privée, contrôles d'accès, vidéosurveillance, etc.). La partie piste de l'aéroport est divisée en deux zones soumises à des régimes différents de sûreté, à savoir : d'une part, une zone de sûreté à accès réglementé avec une partie critique, faisant l'objet de mesures de sûreté, et dont la responsabilité relève de l'exploitant sous le contrôle du préfet et des forces de sécurité intérieure de l'État ; d'autre part, une zone délimitée, non soumise aux obligations de la zone de sûreté à accès réglementé. Dans le cadre des mesures de sûreté mises en œuvre, afin de sécuriser les différents périmètres et l'intégrité des zones de sûreté aéroportuaire à accès réglementé, une évaluation locale des risques est menée par l'autorité préfectorale avec les services compétents de l'État, la direction de la sécurité de l'aviation civile (DSAC) et l'exploitant. Cette évaluation des risques fonde certaines actions concrètes de surveillance, notamment via l'arrêté préfectoral dit « rondes et patrouilles », exécuté par l'exploitant, contrôlé et complété par les services compétents de l'État. Les 2 intrusions constatées sur l'aéroport de Montpellier en 2024 ainsi que la destruction d'aéronefs d'aviation légère en zone délimitée en 2025, ont conduit - sous l'impulsion du Préfet - à une ré-évaluation spécifique de l'enceinte avec la GTA, la DSAC et l'exploitant d'aérodrome afin d'augmenter le niveau de sécurité de l'aéroport tout en mettant à jour le travail d'identification des vulnérabilités. De manière plus générale, l'autorité préfectorale compétente, en lien avec la DSAC et les services compétents de l'État, évalue les menaces et vulnérabilités des plateformes aéroportuaires afin de définir un plan de surveillance et évalue régulièrement l'efficacité des mesures de sûreté mises en œuvre par l'exploitant. Les phénomènes récents d'intrusions ou d'actes de sabotage amènent les services compétents de l'État à intensifier leur surveillance aéroportuaire, aussi bien en zone publique qu'en zone réservée. Un travail est aussi réalisé pour développer les capteurs d'informations afin de déceler tout mouvement suspect et tout rassemblement de personnes aux abords des emprises aéroportuaires. Pour leur part, les exploitants doivent actualiser régulièrement l'évaluation des risques de leur infrastructure afin de mesurer la robustesse des protections périmétriques, identifier les zones à renforcer et développer leur système de protection et de détection (financement par la « taxe sécurité-sûreté »).