Béatrice Piron Demain, nous célébrerons la Journée internationale des droits de l'enfant. Chaque année, le 20 novembre, les acteurs du monde de l'enfance commémorent l'adoption par l'ONU, en 1989, de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Cette journée symbolique est aussi l'occasion de dresser un constat lucide sur l'état des droits de l'enfant dans notre pays.
J'aurais pu interroger le ministre de l'éducation nationale à propos des enfants privés de scolarisation, notamment en outre-mer, ou interpeller le ministre du logement sur les enfants, toujours plus nombreux, qui dorment à la rue, comme le souligne le dernier baromètre publié par l'Unicef. Finalement, j'ai choisi d'aborder le sujet de l'aide sociale à l'enfance.
Madame la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, le nombre d'enfants confiés à l'ASE ne cesse d'augmenter depuis dix ans ; la protection de l'enfance traverse une crise structurelle sans précédent. Le manque de moyens humains et financiers est criant, la coordination entre les services sociaux, judiciaires et médicaux est encore insuffisante. On constate aussi des retards préjudiciables dans les évaluations et les accompagnements, un contrôle insuffisant des établissements d'accueil et un manque de suivi individualisé des enfants confiés.
Dans ce contexte, avec les membres de la délégation aux droits des enfants, nous avons déposé en mars dernier une proposition de loi relative à l'intérêt des enfants. À ce jour, cette PPL transpartisane n'a pas encore été inscrite à l'agenda parlementaire. L'ensemble des acteurs de terrain partagent un même constat : il faut renforcer le système de protection de l'enfance. Madame la ministre, quelles sont vos propositions ?
Enfin, je souhaite remercier Perrine Goulet pour l'organisation, demain à l'Assemblée nationale, de deux conférences sur le thème « Les enfants et le numérique ». Je suis également fière que des jeunes de ma circonscription, élus au conseil municipal des jeunes de Villepreux ou membres du conseil de circonscription des jeunes, aient souhaité contribuer au débat sur l'impact du numérique dans l'engagement citoyen de la jeunesse.